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Le 22 mars 2012, une mutinerie muée en coup d’Etat a emporté le régime de Amadou Toumani Touré et avec lui la République du Mali dans un chaos. Le Mali coupé en deux : le Nord occupé par des envahisseurs sans foi ni loi et le Sud par des aventuriers de tout poil.

Si l’acte posé par les putschistes malgré son caractère illégal a été considéré comme une action de salubrité publique vu l’état de corruption et de délitement de l’Etat du Mali sous ATT, rien ne permet d’insulter le 26 mars 1991 et ses martyrs de même que notre démocratie acquise au prix fort.

Ceux qui, pour des raisons d’amnésie et de cupidité, pensent que les 23 ans de dictature valent mieux que les 20 ans de démocratie, alors même qu’ils ont été les privilégiés de cette démocratie sont à plaindre.

Dans quel état le Mali a été remis à ATT en juin 2002 ? Un Mali Un et sauf. Que dire des libertés individuelles et collectives chèrement acquises : liberté de presse, liberté d’expression, liberté d’opinion… ? Quid des réalisations physiques (centre de santé, écoles, routes) ; de la décentralisation…

Quand les pyromanes d’hier de l’Assemblée nationale et de structures publiques et privées font l’amalgame et renouent avec leur méthode de vandalisme malgré leur statut, il y a de quoi désespérer.

Ceux qui voient dans ce coup d’Etat, le soleil devant leur porte se trompent lourdement. Le peuple malien n’est pas dupe. Le bien a toujours vaincu le mal comme la vérité qui l’emporte sur le mensonge.

Hamidou Konaté

04 Mai 2012