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Le groupe radical Ansar al-Charia a défrayé la chronique lundi à Benghazi, en s’attaquant à une patrouille de l’armée régulière qui passait à proximité de leur quartier général. Cette attaque a eu lieu moins d’une semaine après les affrontements de Tripoli qui ont fait 46 morts et près de 500 blessés.

La menace djihadiste semble de plus en plus prendre forme en Libye. En effet, moins d’une semaine après les affrontements entre les milices armées et les manifestants qui exigeaient leur départ de Tripoli, et qui avaient fait pas moins de 46 morts et près de 500 blessés, des heurts sanglants ont eu lieu lundi à Benghazi, où les salafistes d’Ansar al-Charia se sont attaqué à une patrouille de l’armée régulière. Un total de 9 morts et 49 blessés a été dénombré.

Déjà deux jours avant l’affrontement entre l’armée et le groupe salafiste, un ex-agent des services de sécurité libyen, proche du Président déchu, Mouammar Kadhafi, a été tué samedi soir. L’assassinat a eu lieu à Derna, ville de l’extrême est de la Libye en proie à des violences. Des inconnus auraient ouvert le feu sur Fares al-Zarrouk, ancien agent des services de la sécurité interne sous le régime de Kadhafi.

Les assaillants auraient tiré sur la victime avec des fusils automatiques en plein centre-ville, dans une rue animée, avant de prendre la fuite. Outre cet assassinat, la ville de Derna serait le théâtre d’assassinats, d’enlèvements et autres exactions. Un professeur d’université irakien aurait disparu samedi dernier, dans cette localité.

Les forces de l’ordre sont régulièrement la cible d’attaques attribuées au groupe islamiste Ansar al-Charia qui a été créé après la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Son bras militaire est composé d’anciens rebelles ayant combattu les forces loyalistes en 2011. Ce groupe salafiste est soupçonné d’avoir attaqué des juges et des membres des forces de l’ordre, mais aussi d’être responsable de l’attaque contre le consulat des États-Unis à Benghazi, qui avait coûté la vie à quatre Américains, dont l’ambassadeur, en septembre 2012.

Profitant du vide sécuritaire après la chute de Mouammar Kadhafi, Ansar al-Charia fait la loi en particulier dans l’est du pays, où le groupe contrôle des quartiers à Benghazi, de Syrte et de Derna. Une vraie menace djihdiste qui semble se préciser en Libye, dans la meesure où le groupe prône la charia comme seule et unique source de législation en Libye et exige que la justice applique immédiatement la loi islamique.

Jeudi 28 novembre 2013 / par Malick Hamid

Source : AFRIK.com