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Au moment où on célèbre la journée internationale de la presse, nous avons été surpris d’apprendre que le Premier ministre malien aurait désormais décidé d’enfiler la tenue de liberticide. Désormais, votre hebdomadaire serait dans sa ligne de mire. L’interpellation du Web master du site Maliweb prouverait que Modibo Sidibé en veut à ce journal.

Le Premier ministre, mécontent de notre article qui mettait à nu une carence au sommet de l’Etat, aurait demandé au Webmaster le pourquoi de notre papier sur son site. Ce comportement digne d’un bon flic ne nous surprend guère et ne saurait nous détourner de notre chemin. Que le Premier ministre se rassure L’«Inter de Bamako» ira jusqu’au bout de son combat contre le mensonge, la délinquance et la calomnie…

Après avoir mis l’administration sous sa coupe réglée, le Premier ministre dirige un gouvernement composé de deux généraux d’Armée ce qui est une première dans une gouvernance en Afrique, Modibo Sidibé étend sa conquête à la presse. Sa méthode consiste à faire pression sur les patrons des associations de presse afin de censurer les journaux hostiles au régime PDES.

Un bouillant directeur de publication de surcroît président d’une association de presse avait demandé au Webmaster de Maliweb de censurer l’ «Inter de Bamako» et d’autres journaux qui critiquaient la gestion de Modibo.

Et depuis lors, le nom de votre canard n’existe plus sur le répertoire de Maliweb.

A L’«Inter de Bamako», nous disons que les menaces, les intimidations et autres formes de bagabaga ne sauraient nous détourner de notre ligne rédactionnelle.


La rédaction

04 Mai 2009