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La presse malienne a toujours été au centre de tous les combats, toute chose qui a conduit aujourd’hui à la consolidation de la démocratie.

Dans son exposé M. Konaté Hamidou dira que la presse a joué un rôle important pour aider à relever des défis politiques dans beaucoup de pays africains. Concernant le Mali, soulignera le conférencier, la presse a joué un rôle en donnant aux populations des informations crédibles.

Selon M. Konaté, les médias ont été favorablement accueillis par les populations. L’essentiel des articles était constitué par les correspondances et témoignages de ces populations. Pour la circonstance, le conférencier n’a pas hésité d’évoquer que le manque de rigueur au niveau de la profession est souvent alimenté par l’attitude corruptrice des hommes politiques.

C’est ainsi dira-t-il, que des journalistes sont sollicités pour souvent des causes pas très justes. Des organes de presse mènent ainsi des combats par procuration et souvent font des attaques au-dessous de la ceinture. Toute chose qui ne grandit ni les auteurs ni la presse elle-même.

Il a par ailleurs indiqué qu’en matière de démocratie, la presse est un observateur critique du gouvernement qui veille à la transparence, à la bonne gestion de la chose publique. Pour lui, la presse joue un rôle extrêmement important dans la lutte contre la pauvreté par un saine information des populations, à travers l’éducation à la citoyenneté, c’est-à-dire en faisant savoir aux populations leurs droits et devoirs et les amenant à participer aux projets de développement initiés par l’Etat ou par d’autres acteurs à l’éducation aux droits humains, au respect de la personne et à la notion de destin collectif.

Selon M. Hamidou Konaté la nécessité impérieuse de faire des organes de presse, de véritables entreprises s’impose. Cette exigence est réalisable, si les autres, acteurs de la vie publique, Etat, partis politiques, et autres acteurs, aident les professionnels. En un mot conclura t-il, la presse peut bel et bien faire sortir un pays de la pauvreté. “Notre pays n’est pas un pays pauvre, mais seulement, il est mal gouverné.”

Pour M. Belco Tamboura, une presse comme la nôtre, condamnée à la précarité, a-t-elle les moyens de lutter efficacement contre la pauvreté ? C’est ainsi qu’il dira que le bas salaire ou l’absence de salaire constituent le plus gros des dangers que court la presse.

La perdiemite ou le communiqué final ont achevé de gangrener la presse au point où il est devenu difficile de distinguer le bon journaliste du griot de talent. Les quelques rares journalistes sur le terrain, dira t-il, dont les conditions de vie sont très précaires pourquoi ne pas les aider à aller davantage, par des moyens propres à elle, à la rencontre de la misère des populations, de la pauvreté de la famine, des calamités et de l’exclusion? Conclura t-il.

Mariétou KONATÉ

05 mai 2006.