Partager

presse.jpgHier 3 mai, le Mali à l’instar de la communauté internationale, a célébré la 17ème journée mondiale de la liberté de la presse, avec comme thème: « la presse sous surveillance ».

A Bamako, pour célébrer l’événement, une conférence débat sur le « rôle et la place du journaliste dans la société », présidée par le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo, a eu lieu à la Maison de presse.

Etaient présents, l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Terence McCulley, le président la Maison de la presse, Makan Koné, et les responsables des organisations professionnelles de la presse.

La conférence a été principalement animée par Thiona Mathieu Koné, responsable de la communication de la société Énergie du Mali a marqué l’événement.

Révélation a été faite durant le point de presse, que le Mali été classé en 2006 pour la deuxième fois consécutive, au premier rang des pays d’Afrique sub-saharienne en matière de respect de la liberté de presse dans le monde par l’Ong « International freedom house« .

En effet, depuis le 1er janvier, dans le monde, 29 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués dans l’exercice de leur fonction, 129 professionnels des médias sont toujours emprisonnés et 13 journalistes sont retenus en otages.

Le président la Maison de la presse, Makan Koné, a indiqué que la presse, joue un rôle déterminant dans le développement socioéconomique et culturel de nos États. Elle constitue un stimulant pour la préservation des droits et devoirs du citoyen.

La presse malienne a joué un rôle important dans l’avènement et la consolidation de la démocratie, a-t-il constaté.

Selon Mr Makan Koné, le thème retenu au plan international fait référence aux multiples violences et problèmes auxquels sont confrontés les hommes de médias dans l’exercice de leur travail. Aussi, le président de la maison de la presse, a-t-il dénoncé les violences commises sur des journalistes chez certains de nos voisins.

Entraves au bon exercice du métier, comme la précarité dans laquelle vivent les journalistes du fait du peu de moyens des entreprises de presse par rapport, par exemple, au poids des seules charges d’électricité et de téléphone, ainsi que le besoin de formation des hommes de média, ont été mises en avant par le président de la maison de la presse.

Aussi, appel a été lancé par ce dernier à l’endroit des pouvoirs publics et des partenaires de la presse, à revoir à la hausse l’aide allouée à la presse et à prendre en charge les factures de téléphone, d’électricité et les salaires du personnel de sa structure, ainsi qu’à accorder une attention particulière au volet formation des hommes de média.

Quant à L’ambassadeur des États-Unis, Terence McCulley, lui, a souligné l’intérêt que son pays accorde à la liberté de la presse.

2006, a fait savoir l’ambassadeur McCulley, est présentée comme l' »année la plus sanglante » pour les journalistes dans le monde entier avec plus de 150 journalistes et collaborateurs des médias tués dans l’exercice de leur profession.
Le diplomate américain tout en rendant hommage aux « héros de l’information« , a chaudement félicité notre pays pour avoir été classé en 2006 pour la deuxième fois consécutive, au premier rang des pays d’Afrique sub-saharienne en matière de respect de la liberté de presse dans le monde par l’Ong « International freedom house« .

Cette distinction, a affirmé Mr McCulley est attribuable à « la décision courageuse et engagée des Maliens à soutenir et stimuler les principes dans les pays de la sous région et dans le monde« .

Pour le ministre de la Communication Gaoussou Drabo, « l’exercice de la liberté de la presse reste une mission périlleuse et doit par conséquent bénéficier d’une veille permanente« . « La liberté de presse se préserve dans un combat continu aussi bien contre la rétention de l’information que contre l’imposition d’une information formatée et neutralisée, aussi bien contre la censure que contre l’autocensure, aussi bien contre les résistances externes que contre les complaisances internes aux rédactions« .

Le ministre Drabo, de constater, que le 3 mai n’est pas un rituel que nous observons de manière formelle. Cette journée, selon lui, constitue une opportunité privilégiée de réfléchir et de se questionner sur l’état de la pratique démocratique dans le monde et singulièrement dans notre pays. Cette journée, présente aussi l’occasion de rendre hommage à ceux qui se sacrifient pour que soit la liberté de dire, d’écrire et de montrer, a t-il ajouté.

Bien que le Mali, fait figure plus qu’honorable en matière de respect et d’exercice de la liberté de presse en se classant au 35è rang mondial à égalité avec la France, le ministre de la communication a estimé que nous devons prendre ce classement pour ce qu’il est : C’est à dire pour une incitation à toujours mieux faire. Dans la sécurisation économique de nos entreprises de presse, dans l’amélioration de la situation matérielle des femmes et des hommes de presse, dans le professionnalisme du fonctionnement des rédactions et dans le respect des normes éthiques.

Actualité obligeant, le ministre, a estimé qu’aucun excès regrettable n’a été commis par les journalistes avant, pendant et après le premier tour de la présidentielle.

Souhait a alors été émis par le ministre de la communication, que quelque soit l’appréciation portée sur le déroulement de la consultation, une ligne de raison et de responsabilité soit maintenue par les hommes de média.

04 mai 2007.