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A la fin février, le maire de la Commune IV, Issa Guindo, avait organisé une rencontre avec les notabilités et associations de commerçants et d’artisans de sa commune pour les inviter à être coopératifs et afin d’éviter la casse tous azimuts. La réunion avait accordé un sursis de deux semaines aux retardataires, le temps de leur permettre de quitter les trottoirs de leur propre gré.

Depuis hier matin, des commerçants détaillants et autres occupants illicites des trottoirs de la Commune IV ont commencé à libérer les voies de façon volontaire. Pour certains occupants, qui font contre mauvaise fortune bon cœur, leur « commerce sera sérieusement affecté par l’opération, dans la mesure où le déplacement leur fera perdre de la clientèle ».

En tout cas, certains conducteurs sont bien conscients de l’importance de l’opération. « Tous les Maliens savent que nos routes sont très étroites pour les seuls conducteurs, a fortiori les vendeurs. Sur certaines routes, l’on est obligé de rouler entre les voitures pour heurter en plus un piéton ou même un vendeur », déplore un motocycliste.

Dans une interview qu’il nous a accordée, il y a quelques jours, le gouverneur du district de Bamako avait réaffirmé que toutes les voies publiques anarchiquement occupées, par entre autres, des commerçants, seront libérées. Selon Ibrahim Féfé Koné, « cette libération se fait pour nous populations de Bamako, pour notre propre sécurité, car quand les commerçants détaillants se trouvent sur les routes, les motocyclistes sont obligés de monter sur les trottoirs en coinçant les piétons et les automobilistes. Cela peut causer beaucoup d’accidents ».

Dans ce cadre, la mairie du district a initié depuis le 1er février 2008, une opération de déguerpissement au niveau du grand marché pour permettre la fluidité de la circulation. Cette opération s’étend à l’ensemble des communes du district de Bamako. La Commune I a donné le ton depuis quelques semaines. Les voies de Djélibougou et environs ont reçu la visite d’agents de la mairie le vendredi 29 février.

Dès lors, les autres communes de la capitale devaient s’attendre au « nettoyage » des bordures de leurs quartiers.

Sètè Traoré

(stagiaire)

11 mars 2008.