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Trois policiers et quatre soldats égyptiens enlevés dans le Sinaï ont été libérés mercredi après près d’une semaine de captivité, une affaire qui a une nouvelle fois mis en évidence le climat d’instabilité régnant dans cette péninsule frontalière d’Israël et de Gaza. La président Mohamed Morsi a promis dans une allocution télévisée que « la loi prévaudrait » et que les ravisseurs « seraient traduits en justice ». Ces derniers, selon des responsables des services de sécurité, n’ont toutefois pas été capturés. Le président islamiste a également promis d’œuvrer au développement économique de cette région parmi les plus pauvres du pays et d’assurer à ses résidents leurs « pleins droits », allusion au mécontentement d’une grande partie de la population locale, majoritairement bédouine. Ce rapt a mis sous pression le président Morsi, confronté à la nécessité de rétablir l’ordre dans cette région sensible sur le plan intérieur et international, où l’autorité de l’Etat apparaissait une nouvelle fois bafouée. Outre les problèmes sécuritaires, M. Morsi est confronté à une grave crise économique et à une forte contestation politique. La sécurité dans le Sinaï s’est fortement dégradée depuis le soulèvement qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak début 2011, avec une multiplication d’enlèvements et d’attaques. La population bédouine est de longue date rétive face au pouvoir central qu’elle accuse de négliger la péninsule. Le Sinaï a également vu une recrudescence d’activité de la part des groupes islamistes radicaux hostiles à Israël.AFP.