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La salle des banquets du palais de Koulouba a enregistré, le 23 avril 2009, une double cérémonies de remise d’otages européens libérés dans le nord du Mali. Les diplomates canadiens Robert Fowler et Louis Guay et les touristes Mariame Petzold (Allemande) et Gabriela Greiner (Suisse), ont été remis aux représentants diplomatiques de leur pays respectifs.

Arrêtés dans un pays limitrophe du Mali, quatre otages occidentaux ont été libérés le 22 avril 2009 dans le nord du Mali par leurs ravisseurs.


Dès la nouvelle de leur libération,
des dispositions ont été rapidement prises par les autorités maliennes pour les transférer sur Bamako, afin de les remettre officiellement aux représentants diplomatiques de leur pays.

La cérémonie pathétique emprunt de beaucoup d’émotions de remise officielle de deux otages diplomates canadiens, d’une allemande de 77 ans et d’une suisse, s’est déroulée hier à Koulouba en deux phases.


La première a commencé à 17 heures GMT
et a consacré la remise de Robert Fowler et Louis Guay, deux diplomates canadiens par le Président ATT, à Virginie Saint-Louis, ambassadrice du Canada au Mali. La diplomate canadienne en poste à Bamako a salué les efforts des autorités maliennes, notamment l’implication personnelle du Président ATT dans le processus qui a conduit à libération de ses compatriotes, diplomates des nations unies.


Pour sa part, le Président ATT
a tenu à mettre un accent particulier sur les bonnes relations diplomatiques qui lient notre pays au Canada. Il a rappelé la particularité des relations d’amitié qui lient le peuple malien au peuple canadien.

Selon lui, c’est au nom de cette particularité que le Mali a été inscrit parmi les nations prioritaires dans la coopération avec le Canada. Il a indiqué que malgré que le Canada est aux côtés de notre pays sur tous les chantiers de développement, ce pays ami n’avait jamais solliciter le Mali pour quoi que ce soit. « Le Canada nous a jamais demander quelque chose. C’est pour la première fois, durant toute notre collaboration avec le Canada que nous sommes sollicités par ce pays ami », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter que le Mali s’était engagé à tout mettre en œuvre pour la libération des otages diplomates canadiens pour des raisons humanitaires et aussi pour l’amitié qui unie le Mali au Canada. Mais au-délà de toutes ces considérations, le Président Malien a estimé que son pays et son peuple se devaient de tout mettre en œuvre pour aboutir à une issue heureuse parce que l’ambassadeur Rober Fowler est un diplomate pétri de grandes expériences qu’il était venu mettre à la disposition du continent pour l’aider à éteindre quelques foyer de tension.

Par ailleurs, sans entrer dans les détails de la contribution des autorités burkinabés dans la libération des otages canadiens, le Président Amadou Toumani a de façon solennelle remercier Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso pour tout l’effort déployé dans le cadre de la libération des otages. Après le départ des otages Canadiens en compagnie de leur ambassadrice en poste à Bamako, la deuxième cérémonie de remise d’otages a commencé à 18 heures.

Mme Mariane Petzold, allemande de nationalité et Mme Gabriela Greiner de nationalité suisse, ont été respectivement remis aux chargés d’affaires de leur pays. C’est avec beaucoup d’émotion que la chargée d’affaire à l’ambassade d’Allemagne à Bamako, a indiqué que c’est avec beaucoup de satisfaction que le peuple allemand a appris la libération de Mme Mariane Petzold, retenue pendant de longs mois en otage dans la bande saharienne.

Pour sa part, Jean Luc Virchaux, ancien directeur de la coopération Suisse au Mali, actuellement en poste à Berne et arrivé spécialement au Mali pour accueillir Mme Gabriela Greiner, a salué l’implication des autorités maliennes, notamment celle du Président ATT.

Selon, cet effort des autorités maliennes a été couronné d’un succès. Pour sa part, après avoir rappelé que l’Allemagne fut le premier Etat du monde à reconnaître l’indépendance du Mali, le Président ATT a insisté sur la bonne santé de la coopération entre notre pays et l’Allemagne. Il a indiqué que pour tout ce que l’Allemagne et la Suisse ont fait pour le Mali, les autorités maliennes ne pouvaient que répondre favorablement à la sollicitation des autorités de ces deux pays.

Mais, en souhaitant une libération rapide de deux otages toujours détenus par les preneurs d’otages, le Président a lancé une invitation à la communauté internationale pour que des réflexions sérieuses soient menées sur l’insécurité dans la bande Sahélo Saharienne.

Selon lui, ce qui se passe dans cet espace dépasse les capacités d’un pays pris individuellement et nécessite une conjonction des efforts de tous les pays riverains.

Assane Koné

24 Avril 2009