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Ouvert le 30 septembre dernier, tambour battant, le grand dialogue national initié par le président camerounais, Paul Biya, en vue de trouver une solution à la grave crise qui secoue la partie Nord-Ouest et Sud-Ouest du pays, s’achève aujourd’hui. Mais avant que les participants ne remettent leur rapport final au Premier ministre pour transmission, Biya a ordonné hier, la libération de 333 prisonniers arrêtés pour délits commis dans le cadre de la crise anglophone. Même si l’identité des personnes bénéficiant de cette largesse du président camerounais n’a pas été communiquée, c’est un geste qu’il convient de saluer à sa juste valeur, car il participe de l’apaisement. Du reste, c’est l’une des revendications de l’opposition à laquelle Biya avait donné une fin de non-recevoir. En tout cas, c’est heureux que Biya ait pris cette décision, car le dialogue avait pris du plomb dans l’aile. En effet, des participants et pas des moindres, avaient claqué la porte le 2 octobre dernier, estimant que la composition de la commission « décentralisation et développement local », la plus emblématique des 8 commissions, avait été faite de façon unilatérale, tant et si bien qu’ils ne pouvaient rien attendre des débats. Parmi ces personnes, figuraient l’ancien bâtonnier Akéré Muna, Alice Sadio de l’Alliance des forces progressistes (AFP) et l’ancien député de Douala, Jean-Jacques Ekindi.Le porte-parole du Front social-démocrate (SDF) de John Fru Ndi avait, quant à lui, exprimé son inquiétude. Même si le porte-parole du grand dialogue national, George Ewane, avait récusé les critiques des partants, force était de reconnaître que la machine commençait à se gripper.LePays