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Suite aux effets pervers de la production cotonnière et de l’agriculture extensive dans la partie méridionale du pays, l’élévage des animaux de cette contrée est confrontée à un problème récurrent de pâturage. Le cercle de Koutiala qui est un fleuron de la production agricole y est durement éprouvé.

L’Augmentation des superficies

Parmi les facteurs qui expliquent le manque de pâturage nous avons entre autres l’extension des superficies, le mode d’élévage. En effet, s’agissant de la première cause qu’est l’augmentation des superficies, elle s’explique par l’introduction depuis l’époque coloniale d’une culture commerciale, le coton. Cette culture qui genère à l’économie malienne et aux producteurs une manne financière importante nécessite des défrichements massifs pour étendre la production.

C’est ainsi qu’à la veille de chaque hivernage, par souci de doubler leur gain, de nombreux paysans défrichent de nouveaux espaces. Toute chose qui est préjudiciable à l’espace servant de pâturage aux animaux. L’extension des superficies agricoles, en plus de volonté d’étendre les espaces cultivables, se manifeste par l’égoïsme de certains paysans qui n’hésitent pas à bloquer même les points stratégiques de passage des animaux.

L’Augmentation du cheptel

La seule extension des superficies agricoles ne peut expliquer le problème de manque de pâturage. En effet, suite à la rigueur du climat dans la partie septentrionnale du pays, l’élevage qui était largement répandue a été fortement affaiblie. Cette situation entraîna dès lors un bouleversement de la carte de l’élevage au Mali.

Ce changement s’est opéré du Nord vers le Sud. Le cercle de Koutiala qui est une entité territoriale du Sud a accueilli de nombreux cheptels. A ces cheptels venus du Nord s’ajoutent ceux de la population de Koutiala qui a un grand engouement actuellement pour l’élevage.

Car dans la zone, les animaux ont une part importante dans la production agricole. L’effort des animaux se résume par la force de traction dans le labour des champs, et leurs déchets servent également de fertilisants dans les champs.

Les conséquences du manque de paturage

Les effets du manque de pâturage pour les animaux sont: les conflits entre éleveurs et agriculteurs; d’autre part, ils provoquent des déplacements des troupeaux vers l’extrême sud du Mali et parfois jusqu’en Côte d’Ivoire, ce qui n’est pas sans conséquence sur les troupeaux et sur les populations qui reçoivent ces animaux dans ces nouvelles contrées.


Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

06 Aout 2008