Partager

« Boy, donnes moi quelque chose, aujourd’hui ça ne va pas »

Tant qu’on vit, tout peut arriver, surtout quand on occupe certains postes. Être policier, gendarme ou douanier ne vous met pas toujours à l’abri des jours difficiles après la retraite à conditions…Nous sommes en Afrique et avons nos réalités.

Monsieur M.T. était de ceux qui n’avaient aucune pitié ni égard à l’endroit des gens qui se présentaient devant lui, quand il servait au Commissariat de Thiès.

Il se permettait même de faire du faux pour compromettre certaines personnes et d’orienter la justice sur une fausse route, jugeant le contraire de ce qui devait l’être. Transformant le mensonge en vérité et la vérité en mensonge, ce que Dieu ne pardonne jamais.

Les hommes qui se livrent à ces sortes d’action, paient toujours avant de mourir, tel est le châtiment que Dieu a réservé à cet homme qui a toujours de manière flagrante violé les lois.

Bien qu’après sa retraite, il ait trouvé un travail de gardien de nuit, chaque matin, il passe au marché central pour quémander de quoi emmener à la maison pour le repas de midi. Le monsieur au sachet comme le surnomme les vendeurs de légumes, de poisons et de viande ; « va bientôt passer, préparer lui son obole ».

Dieu a dit dans ses saints livres de prières, que les malhonnêtes finissent toujours par payer le mal qu’ils ont semé. L’abus de pouvoir et d’autorité n’appartiennent qu’au grand bon Dieu, car toute personne qui, de son influence politique, financière ou même physique s’acharne arbitrairement contre faible, le payera le jour venu.

Aujourd’hui M.T. fait partie de ceux qui mendient pour vivre. Bien loin la période où il faisait tellement le gros dos quand il était en activité, maintenant il tend la main ; aux marchands, aux chauffeurs de taxi et même aux cochers conducteurs de caléche « boy diokhma dara tey deukkebi nekhoul » qui signifie « donnes moi quelque chose aujourd’hui ça ne va pas ».

Source seneweb.