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Lonmin, la compagnie britannique qui exploite la mine de platine de Marikana, a exprimé vendredi ses regrets pour la mort des 34 mineurs tués dans la fusillade policière le 16 août 2012, à l’occasion des cérémonies commémoratives du drame.A l’occasion de ce premier anniversaire, la presse de vendredi est revenue très largement sur le drame, souvent en termes critiques.« L’image de la police ouvrant le feu sur des ouvriers en grève, tuant 34 d’entre eux, n’aurait jamais dû survenir dans une démocratie, sous un gouvernement de l’ANC, l’ancien mouvement de libération », écrit le quotidien The Star, comparant le massacre de Marikana avec les plus sinistres massacres de l’époque de l’apartheid.Plusieurs militants ont été tués à Marikana depuis un an, la dernière en date étant une responsable du rival d’Amcu, le grand syndicat des mines NUM, abattue lundi devant son domicile. Signe de la persistance des tensions, le NUM, qui a perdu son statut de syndicat majoritaire au profit de l’Amcu, a décidé de boycotter les commémorations.Aux tensions syndicales s’ajoutent la défiance constante envers la police et l’absence de résultats des travaux de la commission d’enquête, lancée par le président pour faire la lumière sur les événements.AFP.