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« C’était la panique totale! », confie Tam Mohamed, une jeune femme qui a quitté avec son bébé son village du nord du Mali après la récente offensive de rebelles touareg: comme elle, des milliers de Maliens ont rejoint l’ouest du Niger voisin pour « fuir la mort ». « Nous avons eu chaud. On vendait du bois lorsque nous avons entendu les bruits des armes, nous avons tout laissé pour nous cacher »,nous raconte Tam, arrivée samedi à Chinégodar. Ce village nigérien à une dizaine de kilomètres de la frontière malienne abrite environ 6.000 personnes, sur près de 10 000 Maliens et Nigériens qui ont fui les combats entre l’armée malienne et des groupes armés dans le nord du Mali depuis l’offensive des rebelles, le 17 janvier, la première depuis 2009. Selon le chef du village de Chinégodar, Abdoulaye Mohamed, 18 militaires maliens arrivés de la zone de Menaka attendent d’être rapatriés vers Bamako. Une quarantaine de soldats et leurs familles ont déjà transité par Chinégodar et été acheminés par avion dans la capitale malienne. « La situation est catastrophique, il y a eu des dégâts énormes sur les infrastructures économiques et sociales », déplore le maire d’Adramboucar, qui souligne que sa ville « s’est vidée d’une grande partie de ses 34.000 habitants ». AFP.