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Un exercice de simulations a été initié par la CEDEAO de concert avec l’UA pour tester sa capacité à planifier, organiser et déployer une force en cas de besoin. C’est une manière de certifier la demande de l’UA, une valeur de test.

Les partenaires de cet exercice sont : les USA, la France, les Pays-Bas, le Danemark, le SADEC. L’exercice « Jigui » en cours se déroule simultanément à Bamako (Mali) et à Abuja (Nigeria).

Le colonel ADDO du Ghana assisté par le colonel Adji dira que l’exercice en question est basé sur un scénario fictif. Il se passe à Zikomba un pays imaginaire.

En effet, le 3 mai 2008 à Bunya (Tanola) a eu lieu le Sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEDEAO et de gouvernement.

Au cours de cette réunion, la CEDEAO a autorisé le déploiement d’une force militaire multinationale à Zikomba pour aider au règlement de la crise humanitaire et à la levée de la menace sur la paix et la sécurité.

L’assistance a suivi avec beaucoup d’intérêt les négociations entre le général et le chef rebelle. Le colonel ADDO du Ghana, en réponse aux nombreuses questions des journalistes, a expliqué après l’exercice de simulation les missions de cet exercice et partant de celles de la force de la CEDEAO. Selon lui, Zicomba est le pays fictif, et Kaya est la province dans laquelle s’est passé l’évènement.

A Kaya, a-t-il indiqué, les populations ont commencé à commettre des attaques. Alors, avant que la situation se détériore, la CEDEAO décide d’intervenir. Elle envoie par conséquent une force sur le terrain. Selon le colonel ADDO, cette force a pour but d’amoindrir les souffrances des populations.

En dehors du maintien de la paix, elle doit travailler avec les organisations humanitaires comme la Croix-Rouge, le HCR etc. dans les domaines sanitaire, alimentaire et protéger le camp des déplacés. Cette force, selon le colonel, n’agit par la force qu’en cas d’attaques.

La résolution 2272 du conseil de sécurité de l’ONU doit faire face a ce conflit de Zicomba. La force de la CEDEAO sera cette force de maintien et d’assistance. Ainsi le colonel ADDO dira que la formation qui est en cours comprend la négociation, les médias, l’action civilo-militaire. Et cette force comprend 1500 hommes déployables en 90 jours pour une autonomie de 30 jours.

Les forces de la CEDEAO doivent également assurer une observation et un suivi de l’accord de cessez-le feu. Le contingent comprend un bataillon logistique, deux bataillons d’infanterie, des moyens aériens, des observateurs militaires.

Fakara Faïnké

19 Juin 2008