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A moins de deux mois d’importantes élections locales au Sénégal, l’ancien Premier ministre sénégalais Macky Sall, mis en cause dans une affaire de blanchiment, a été interrogé mardi pendant plus de trois heures par la police qui a confisqué son passeport. Ancien président de l’Assemblée nationale et ex-numéro 2 du parti présidentiel, récemment tombé en disgrâce, il « a balayé d’un revers de la main les accusations du ministre de l’Intérieur », a indiqué le porte-parole du collectif des avocats de Macky Sall, Me Pape Leyti Ndiaye. « Le ministre de l’Intérieur et ceux qui l’ont inspiré poursuivent un double objectif: ternir l’image de marque de Macky Sall, l’empêcher de participer aux élections locales et restreindre sa liberté de mouvement », a ajouté l’avocat. « Macky Sall s’est vu confisquer son passeport et est prié de rester à la disposition des enquêteurs », a-t-il souligné. Sall a créé début décembre son parti, l’Alliance pour la République (APR-Yakaar), et a rejoint la coalition de l’opposition dans la perspective des élections locales du 22 mars, qui font figure de test pour le pouvoir dans un contexte de tensions politiques et sociales. Afp