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Dans un entretien avec l’AFP, le secrétaire national du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) Luis Olivares a réclamé que « toutes les institutions dissoutes » par la junte « soient rétablies et confiées à leurs anciens titulaires ». Pour le PAIGC, « le retour à la normalité constitutionnelle », promis par les putschistes, « signifie que le président par intérim Raimundo Pereira et le Premier ministre Carlos Gomes Junior retrouvent leurs fonctions ». Les deux hommes ont été arrêtés le jour du coup d’Etat et sont toujours détenus par l’armée. Dimanche, la junte et les partis de l’ex-opposition avaient conclu un accord sur la mise en place d’un Conseil national de transition (CNT) dont ils négocient actuellement la composition. « Le PAIGC rejette toutes les solutions prévues en dehors de la Constitution », a prévenu M. Olivares. Il a appelé « l’ONU à envoyer en Guinée Bissau une force de stabilisation pour protéger la jeune démocratie ». « L’appui de la communauté internationale est nécessaire pour la Guinée-Bissau qui a besoin de stabilité », a-t-il dit. « Le PAIGC acceptera toute force de stabilisation, qu’elle soit dépêchée par la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ou de toute autre institution. L’essentiel est qu’elle soit placée sous l’égide de l’ONU », a-t-il insisté. AFP