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Cinq nouveaux ambassadeurs ont présenté vendredi dernier leurs lettres de créances au président de la
République Amadou Toumani Touré. Il s’agit des représentants extraordinaires et plénipotentiaires du Royaume des Pays-Bas, de la République de Gambie, de la Confédération helvétique, du Royaume de Grande Bretagne et de la République d’Azerbaïdjan.

S.E. Mme Ellen Christina Wilhelmina Van der Laan (Pays-Bas )

ambpaysbas.jpgMme Ellen Christina Wilhelmina Van der Laan, nouvelle ambassadeur agréée du Royaume des Pays-Bas est une diplomate de 61 ans, diplômée de l’Université libre d’Amsterdam (1974 en Anthropologie). Intégrée au ministère des Affaires étrangères en 1985, elle possède déjà une carrière diplomatique bien remplie qui l’a menée en plusieurs régions du monde. Avant ce poste à Bamako, elle était ambassadeur de son pays à Kinshasa.

Elle hérite d’une coopération bilatérale très active qui a pris son envol au milieu des années 70 par des aides d’urgences aux populations victimes de la sécheresse. Puis les relations Mali-Pays-bas se sont structurées qualitativement.

A partir de 1999, la coopération néerlandaise a adopté une approche sectorielle comme mode d’intervention. Ses actions se sont inscrites dans les programmes nationaux (PRODESS, PRODEC, PASOP…).

Les grands axes de cette coopération sont l’éducation de base, la santé de la reproduction et la lutte contre le VIH/Sida, le développement productif durable, l’environnement, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Dans le secteur de l’éducation, le Royaume des Pays-Bas a apporté un appui budgétaire au PISE I pour un montant de plus de 31 milliards de FCFA. Le Prodess I a bénéficié d’un appui de plus de 11 milliards. Un appui de plus de 10 milliards est en cours pour la phase II du Prodess. Hormis ces appuis sectoriels, les Pays-Bas offrent aussi un appui macroéconomique à notre pays.

S.E. Gibril Joof (Gambie)

ambgambie.jpgGibril Joof, 55 ans, est le nouvel ambassadeur de la République de Gambie au Mali avec résidence à Dakar. Ancien responsable de l’immigration dans son pays, ancien haut commissaire de Gambie au Royaume-Uni, Gibril Joof prend en charge une coopération qui, depuis un certain temps cherche à redoubler de dynamisme. Il faut dire que le Mali et la Gambie appartiennent aux mêmes ensembles régionaux et sous-régionaux. L’accord portant création de la grande commission mixte date d’août 1977 à Bamako. A ce jour, 6 sessions se sont tenues.

Les deux pays sont liés par l’accord relatif au transport (signé le 10 janvier 1975), l’accord portant création de la grande commission mixte de coopération, l’accord commercial Mali-Gambie signé le 24 novembre 1980. A ceux-ci il faut ajouter un projet d’accord sur l’utilisation des infrastructures portuaires de Gambie et un projet d’accord de coopération en matière de tourisme.

Les grands axes sont la coopération dans le domaine des transports, la coopération dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, celle dans le domaine de l’artisanat, du tourisme, de la culture, des sports et de la jeunesse…


S.E. Jean François Paroz (Confédération Helvétique)

ambsuisse.jpgJean François Paroz, ambassadeur agréé de la Confédération Helvétique dans notre pays avec résidence à Dakar est un diplomate de 47 ans. Licencié en lettres (histoire) de l’Université de Lausanne et diplômé de l’ITAEI (Genève),
il entre en 1988 au service du département fédéral des Affaires étrangères, à la direction des Organisations internationales. Après des passages à Lagos, Bonn, New York et Paris, il revient à Berne où il exerce plusieurs responsabilités jusqu’à sa nomination comme ambassadeur dans notre pays.

C’est aussi au milieu des années 70 que la coopération entre le Mali et la Suisse s’est manifestée sous forme d’interventions qui sont allées en grandissant. Un bureau sera ouvert à Bamako en 1980 et depuis cette époque, le Mali est devenu un pays de « concentration » de la coopération suisse.

Les conditions générales de la coopération entre les deux pays sont définies dans l’accord-cadre conclu le 6 octobre 1977 entre les deux pays. Cette coopération s’articule autour du développement rural, (consolidation des économies locales) du développement social, (santé publique, éducation, formation), de l’appui à la décentralisation et à l’hydraulique.

Le volume de l’engagement suisse au Mali est estimé à plus de 5,2 milliards de F CFA par an.

S.E. Christopher John Trott (Royaume de Grande Bretagne )

ambgdebretagne.jpgS.E. Christopher John Trott, ambassadeur du Royaume de Grande Bretagne au Mali aura sa résidence à Dakar. Il prend en charge une coopération qui a démarré au milieu des années 60 (1965) et qui s’est rationalisée progressivement à partir de la visite du ministre des Affaires étrangères de l’époque effectuée à Londres du 19 au 23 octobre 1980. Une autre visite à Londres en 1998 à permis de renouer le dialogue politique direct entre les autorités des deux pays. Ce fut aussi l’occasion de sensibiliser le secteur privé britannique sur les possibilités qui s’offrent dans le domaine de l’exploitation des ressources minières dans notre pays.

Il faut rappeler que pour des considération historiques et linguistiques, la politique de coopération de la Grande Bretagne est orientée essentiellement vers les Etats membres du Commonwealth. Pour le reste, elle privilégie les canaux multilatéraux (ONU, Union européenne) et les canaux des ONG.

Depuis le début des années 90, les programmes britanniques de développement sont liés à la bonne gestion gouvernementale de ses partenaires extérieurs. Les relations de coopération entre le Mali et la Grande Bretagne sont régies par l’accord entre le Mali et « Balkalny limited » pour le forage de puits à Ménaka, signé le 4 mars 1965 à Bamako, l’arrangement de coopération (formation professionnel et d’assistance technique) signé le 1er octobre et l’échange de notes du 9 novembre 1990 à Bamako et relatif aux dettes extérieures du Royaume-Uni, entre autres.

Les relations de coopération économique entre les deux pays sont faibles. Elles se limitent à des relations commerciales ponctuelles. La coopération économique se concrétise sur le terrain par de petits projets d’assistance technique.

Toutefois les ONG britannique contribuent d’une manière significative au développement économique et social de notre pays.

La nomination d’un ambassadeur agréé auprès de notre pays pourra aider à relancer cette coopération.

S.E. Sabir Aghabayov (République d’Azerbaïdjan)

ambazerb.jpgLe dernier ambassadeur à présenter ses lettres de créances vendredi au chef de l’État est Sabir Aghabayov, ambassadeur de la République d’Azerbaïdjan auprès de la République du Mali avec résidence à Rabat.

Diplômé de la Faculté d’études orientales de l’Université de l’État d’Azerbaïdjan de Bakou et de la Faculté des sciences politiques de l’académie de l’administration publique, Sabir Aghabayov est un diplomate chevronné qui a représenté son pays dans de nombreuses ambassades à travers le monde (Sénégal, Mauritanie, Tunisie, Maroc…).

La coopération entre le Mali et l’Azerbaïdjan est récente. Cette ex-République soviétique de 87 000 kilomètres carrés et peuplé de 8 millions d’habitants partage avec le Mali l’appartenance à la Umma islamique.

Comme le Mali, c’est un pays où l’agriculture et l’élevage jouent un rôle important dans l’économie. Les hydrocarbures (gaz et pétrole) sont cependant les atouts essentiels d’une économie qui souffre du conflit du Haut Karabakh qui l’oppose à l’Arménie.

Après l’éclatement de l’Union soviétique, l’Azerbaïdjan a pris son indépendance en 1991.

A. LAM- L’Essor

19 novembre 2007.