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A
Son Excellence Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux
Excellence, Je viens par la présente non par gaité de cœur, auprès de votre haute bienveillance solliciter un recours, parce qu’ayant exploré toutes les voies possibles.

En effet, depuis 2009 je suis victime d’abus de toute sorte, causé par un Substitut au Procureur dénommé Ibrahima BERTHE près Tribunal de première Instance de Kati.

De quoi s’agit-il ?

Tout à commencé en 2009, lorsque Monsieur Berthé me proposa d’acheter des parcelles à usage d’habitation sises à Kalaban Coura, -Kalabanbougou et Banankabougou. De cette date à aujourd’hui, je n’ai ni eu mes parcelles, ni été remboursé au motif que ces dites parcelles étaient litigeuses, car appartenant à d’autres.

Pour y remédier à ce dommage. Monsieur Berthé revint me trouver une autre fois, nuitamment afin de me montrer d’autres terrains, situés à Sokorodji. Il me fit comprendre que pour ces derniers, il ne demande que deux millions de FCFA (2.000.000 FCFA), somme qui lui fut aussitôt remis.

Juste le lendemain, je me rendis sur le terrain avec mes géomètres et il se trouvait que ces derniers aussi été litigieux.

Alors, Monsieur Berthé, très persuasif et convainquant, compte tenu de son titre de Procureur à Kati, me mit entre les mains un papier d’une parcelle plus vaste que les terrains de Sokorodji (au nombre de trois). Pour cette dernière affaire, il me demanda de lui verser la somme de un million cinq cent milles francs CFA (1.500.000 FCFA), que je lui remis.
A la- suite, il me donna deux lettres d’attribution non signées du Commandant de Cercle de Kati et me prit trois cent milles francs CFA (300.000 FCFA) pour les frais.

Ne pouvant mettre en cause la moralité d’un Magistrat du Mali, Monsieur Berthé, ayant découvert un pigeon en moi, vint me trouver, accompagné d’un de ses amis, Monsieur Zantigui TRAORE, aussi Magistrat de son état pour me proposer encore un nouveau terrain, toujours nuitamment. Sur le champ, je décidais de les suivre pour voir la nouvelle parcelle, au prix de deux millions de francs CFA (2.000.000 FCFA), somme que je lui remis aussitôt.

A la suite des vérifications du géomètre, le constat est amer : elle est aussi litigieuse.

C’est alors que Monsieur Berthé, ne trouvant plus d’excuse, me retira les documents qu’il m’avait donné, jurant qu’il me remboursera la totalité des sommes prises par lui. Mais il ne s’exécuta pas.
Un jour voyant mon impatience, il vint me trouver et me proposa un terrain bâti cette fois ci, portant son nom, sis à Sirakoro Néguétana pour une valeur de deux millions cinq francs CFA (2.500.000 FCFA). Content, je lui versai la somme.

Malheureusement, jusqu’à ce jour je n’ai jamais vu la maison. Après plusieurs tentatives de le pousser à m’emmener voir la maison, monsieur Berthé trouva toujours un prétexte de jugement à rendre dans le cadre de ses fonctions, donc il n’a pas le temps.
II m’avait également vendu trois parcelles à Yirimadio plateau à quatre cent milles francs CFA par parcelle (400.000).

Et depuis, à chaque fois que je lui réclame mes parcelles ou mon argent qui s’élève à neuf millions, quatre cent milles francs CFA (9.400.000 FCFA), il procède par des intimidations et des menaces, jusqu’à dire qu’il me jetterait en prison pour le restant de mes jours.

Une fois, pour une affaire de jugement m’opposant à des tiers, lui et Monsieur THERA, à l’époque Procureur au tribunal de première instance de la Commune III, me prirent quatre millions cinq cent milles francs (4.500.000 FCFA) par le biais de mon petit frère, Mamadou DIALLO.
Non contents de m’avoir plumé, ils me jetèrent tout bonnement en prison, n’eut été les interventions de mes parents, je serai toujours au trou et personne ne connaîtra cette affaire de terrain.

La suite et sans commentaire, à chaque fois que Monsieur Berthé et ses acolytes sont en manque d’argent, ce dernier prend seulement son téléphone et m’informe que dans l’affaire m’opposant aux tiers, ceux-ci veulent me jeter en prison.

Une fois il avait même monté un coup crapuleux contre moi, en envoyant les tiers me prendre en voiture afin de m’emmener en prison, ensuite il me téléphona et feint de négocier ma libération contre rançon, à hauteur de deux millions cinq cent milles francs (2.500.000 FCFA) pour qu’il puisse soudoyer Monsieur THERA afin de classer mon dossier contre les tiers sans suite. Et moi, sans recours/je donnais à chaque fois.

Excellence, je viens, auprès de vous, par ce cri du cœur, cœur d’un Malien meurtri par l’arbitraire, uniquement parce qu’il a eu tort de croire à un Magistrat de la République.

Excellence, soyez pour moi l’espoir que vous avez été pour la République du Mali. Aimez-moi, je n’ai aucune issue, car, c’est de magistrat dont il s’agit.

Excellence, vous connaissant juste et citoyen sincère, je vous pris de recevoir l’expression de ma profonde gratitude.

Ci-jointes les pièces justificatives suivantes : attestation de vente et procuration

Bamako, le 05 novembre 2012

Monsieur Oumar DIALLO, Domicilié à Bacodjikoroni, 66 17 85 22

Le Prétoire du 12 Novembre 2012