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Après avoir dissimilé la lettre de la Fifa en date du 21 mai dernier, l’instance fédérale de notre football veut balayer d’un revers de main le contenu dudit document. Pire, le président du C.E de la Femafoot s’engage à tort dans un règlement de compte.

C’est le journal Match qui a découvert la lettre de la Fifa adressée à la Femafoot et l’a analysée dans sa parution du vendredi 31 mai dernier. Depuis, c’est la panique dans le camp fédéral. Le mardi 4 juin, un journal de la place proche de la Femafoot s’est arrogé le droit de répondre à Match dans un article commandé avec des tentatives d’explications du Secrétaire général de la Femafoot. Hélas, dans ledit article en lisant entre les lignes, on n’évoque aucune phrase de la fameuse lettre de la Fifa pourtant claire comme l’eau de roche. On veut faire croire à l’opinion que c’est un courrier classique. Faux ! C’est plutôt une lettre qui rappelle la Femafoot à l’ordre sur le respect du mandat de son C.E suite à la demande de la majorité +1 du collège électoral exigeant la convocation d’une Assemblée Générale extraordinaire.

Le paragraphe : «Comme toutes les associations de football, la FMF se doit organiser des élections au terme du mandat de ses dirigeants et selon nos informations, elles devraient se tenir au mois de juillet. Il est important également que les délais statutaires soient observés (ex : délai pour la convocation de l’Assemblée générale)».

À travers ce qui précède, la Fifa rappelle scrupuleusement à la Femafoot que le mandat du C.E devra être renouvelé à son terme. La déduction est très simple : le C.E du président Hammadoun Kolado Cissé étant élu le 12 juillet 2009, son mandat de 4 ans arrive à son terme le 11 juillet 2013. Par ailleurs, la Fifa instruit à la Femafoot de lui parvenir un rapport relatif au processus électoral dans les plus brefs délais.

Contre toute attente, le président de la Femafoot a usé de ses prérogatives pour régler des comptes.
En effet, le mercredi 5 juin dernier, il abroge la décision de nomination du Secrétaire général adjoint, Ibrahim Sangaré, sans autre forme de procès. Il le remplace par un homme de son cercle fermé, Souleymane Diallo, qui était jusqu’alors son conseiller à la communication et le chargé des compétitions internationales.

En fait, la nomination de Souleymane Diallo (bras armé du président Cissé) est une astuce préventive. Si la FIFA donne un autre chronogramme aux élections, autre que celui prévu par la Femafoot, c’est le Secrétariat général qui aura la lourde tâche de gérer les affaires. A ce jeu, le Segal Boubacar Thiam échapperait au contrôle du président Cissé. D’où la nomination de Souleymane Diallo pour qu’il soit dans le cœur du système pour servir loyalement son mentor Hammadoun Kolado Cissé qui serait hors du réseau.

Pratiquement à un mois de la fin du mandat, on se questionne sur l’opportunité d’un tel réaménagement au niveau du Secrétariat général de la Femafoot. Les semaines prochaines nous édifieront.

Baba Cissouma

Le Match du 14 Juin 2013