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Tout en souhaitant la bienvenue au nouveau chef du gouvernement, nous voudrions bien lui dire très bon courage !

En ces temps d’errements et de déchirures de notre tissu social, que le Très Miséricordieux mette en vos mains et dans vos actions les solutions idoines, mais surtout efficaces aux urgences de notre patrie.

Urgences prioritaires : le Nord de mon pays !

Urgences humanitaires !

Urgences !

Urgences identitaires !

Exaltation aux actions vigoureuses de sauvetage de la cassure sociale au septentrion.

Qu’au nord comme à l’ouest de notre pays, brille le soleil de la repentance.

Que le vent de sable continue à fouetter nos visages communs dans un pardon accepté du frère fautif !

Monsieur le chef du gouvernement, titanesques sont les attentes.

Possibles sont les solutions aux hardies urgences.

Couloirs humanitaires, d’accord.

Mais retour aux normalités dans mon Nord aujourd’hui agité.

Notre Mali n’est pas sans Tessalit.

Kidal ne sera pas sans son fils bamanan.

Gao, sans son Sénoufo producteur de pomme de terre et d’igname, est hérésie.

Que dire de Tombouctou exclu des descendants de Mahmoud Bagayogo et de René Caillé ?

Dire à Diré, que meurt le Foulfoudé !

Qu’à Niafunké personne ne parle soninké ou mamara.

Embargo sur le lait du Peul ?

Que le Tamashek et le Maure ne consomment plus le riz de bas-fond produit par le Songhoy ?

Quels drames inimaginables !

Ce Mali-là nous n’en voulons pas !

Notre Nord, nous ne le perdrons jamais, inch Allah !

Il est dit ailleurs que les civilisations sont mortelles, mais chez nous, elles sont éternelles.

Alors, perdre le Nord, c’est notre mort.

Dans la priorité de vos urgences, M. le Premier ministre, nous réclamons une seule urgence, urgemment notre Nord dans toute sa symbiose.

Alakadion

Les Echos du 25 Avril 2012