Partager

La salle de conférence du cabinet Gide Loyrette Nouel du consortium qui a abrité les travaux a affiché complet dès 8 heures.

Après les accolades de retrouvailles et les échanges amicaux, les choses sérieuses ont débuté une heure plus tard quand le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, et son homologue des Finances, Abou-Bakar Traoré, ont pris place au présidium.

« Grands » et « petits » investisseurs ont donc massivement répondu à l’invitation. Samba Bathily était l’un des représentants de Intekea, une société d’intermédiaire de droit français possédant des représentations au Mali et aux États-Unis. La privation de la Sotelma est, juge-t-il, une bonne affaire pour l’État et une belle opportunité pour les investisseurs. « Notre travail consiste à faire des montages financiers.

Je pense que la privatisation de la Sotelma est une belle opportunité pour tout investisseur, c’est pourquoi nous avons tenu à être présents à cette conférence. Nous avons vu une bonne représentation de la Sotelma et je pense que si tout se passe dans la transparence la privatisation sera une bonne chose pour la société elle-même et pour l’État », commente Samba Bathily. Il faut noter que les investisseurs ont jusqu’au 22 juillet prochain pour déposer leurs demandes de préqualification.

Les travaux de la conférence se sont déroulés dans une atmosphère détendue puisque la procédure n’en est qu’à ses premiers pas. Après la présentation de la Sotelma par son PDG Lassana N’Diaye et celle de la CRT par son directeur Choguel Kokala Maïga ainsi que l’exposé de Pape Diouf de Linkstone capital, place aux questions.

Le plan social sera-t-il exécuté avant la privatisation de la Sotelma ? Quelle est la part des travailleurs dans le capital ? À quant l’arrivée du 3è opérateur téléphonique au Mali ?

Autant de questions pertinentes et prévisibles. Le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies indiquera que le plan social sera exécuté avant la privatisation, cela pour ne pas compliquer la tâche du repreneur.

Mme Diarra Mariam Flantié Diallo a par ailleurs jugé normale l’ouverture du capital aux travailleurs dont la part sera de 10%. Elle a aussi annoncé qu’aucune licence ne sera délivrée avant 2011. Donc, pas de troisième opérateur avant cette date « pour permettre au repreneur de la Sotelma de consolider son investissement » a expliqué le ministre de la Communication.

À la clôture des travaux, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo s’est réjouie de la tenue de cette conférence, une étape très importante du processus de la privation de la Sotelma. Elle a remercié les investisseurs qui ont fait le déplacement et qui ont démontré un engouement certain pour l’opérateur historique. Elle a aussi salué le conseil pour la privatisation (le cabinet Gide Loyrette Nouel, Linkstone capital, ICEA et Ernst et Young) pour la bonne organisation de la rencontre.

Comme nous l’avions précédemment mentionné, en marge des travaux de la conférence, le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies a successivement rencontré des investisseurs potentiels comme Maroc Télécom, Portugal Télécom, Tunisie Télécom, Telecel Globe, Millicom, Sudatel.

Si rien n’a véritablement filtré de ces différents entretiens, tout porte cependant à croire qu’il a été question des modalités de reprise de la Sotelma. Dans cette perspective, selon ses moyens, chacun s’attache à se positionner du mieux possible.

Après la conférence des investisseurs, le processus de privatisation de la Sotelma suit son cours avec une série de stades qui déboucheront sur l’ouverture des offres techniques le 31 octobre et celle des offres financières le 12 novembre. La transaction interviendra normalement avant la fin de l’année.

Envoyé spécial

M. KÉITA

08 Juillet 2008