Partager

La présidence tunisienne a prolongé mercredi de trois mois, jusqu’en janvier 2013, l’état d’urgence, semblant signifier une détérioration des conditions de sécurité dans le pays, au lendemain d’affrontements entre forces de l’ordre et islamistes radicaux. L’état d’urgence, qui confère des pouvoirs d’intervention accrus aux forces de l’ordre et à l’armée, est en vigueur en Tunisie depuis janvier 2011 et la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali à l’issue d’une révolution. Depuis juillet, il n’était prolongé que par tranche d’un mois. Les autorités assuraient que cela témoignait d’une amélioration des conditions de sécurité. Selon le bilan officiel, un assaillant a été tué par balles et deux agents ont été blessés. Une source policière interrogée et plusieurs médias tunisiens font cependant état de deux morts. Le ministère de l’Intérieur a averti mercredi que les forces de sécurité allait recourir à « tous les outils permis par la loi », laissant entendre que des balles réelles seraient utilisées le cas échéant. Il a aussi affirmé avoir déployé de vastes renforts dans le quartier de Douar Hicher, où les violences ont eu lieu mardi. Les salafistes jihadistes, une branche rigoriste de l’islam sunnite, sont considérées comme responsables de nombreux coups d’éclats, certains sanglants, depuis la révolution de 2011. La Tunisie peine à se stabiliser depuis la révolution. Des manifestations motivées politiquement, religieusement ou par des revendications économiques et sociales dégénèrent régulièrement en violences. AFP.