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Prince, je te souhaite du fond de mon cœur une bonne fête de l’indépendance. Le discours auquel les fils de ce pays s’attendaient depuis la nuit des temps, tu l’as tenu à haute et intelligible voix. Pour cela, reçois les sincères remerciements de Kôkè.

Prince, t’as compris une chose : qui veut la paix prépare sérieusement et sans démagogie aucune la guerre. Surtout face à la menace grandissante de chaque jour des narcotrafiquants et apatrides. Que comprendre de la déclaration de ce jeune, pourtant dernier de l’école, qui se permet de dire sur une chaine française que le MNLA va reprendre les armes contre le Mali. Et pour cause, parce qu’IBK a simplement été clair. « Tout est discutable sauf l’intégrité du territoire et l’unité nationale ». Pour Moussa Ag Assarid, le soi-disant représentant du MNLA en Europe, cette déclaration du président de la république barre la route à toute idée de négociation et de dialogue. Pour cela, il dira à haute et intelligible voix, devant la communauté internationale, la France et IBK que sans l’autonomie accordée à l’AZAWAD, la reprise des armes est imminente. En terme clair, Moussa Ag promet une guerre sans merci au Mali.

Prince, jusque-là, ces bornés du MNLA ne savent pas le changement opéré à la tête de l’Etat, il y a juste quelques semaines. Ils croient toujours, je parle bien sûr de ces 28 bandits armés, être dans un Etat où l’armée n’existait pas depuis dix ans. Et qu’il suffit seulement de parler de la reprise des armes dans ce pays pour semer la panique à tous les niveaux. Pourtant, c’était réellement le cas sous l’égide d’un Général qui se disait de guerre et qui a eu à encourager un Moussa Ag Assarid dans son banditisme exagéré. Le MNLA et ses hommes doivent comprendre une chose, leur menace ne passera plus jamais dans ce pays et que le Mali n’est sous tutelle de personne. Toutefois, à partir d’aujourd’hui, si l’Etat malien et son président IBK ne prennent pas cette menace de Moussa Ag Assarid au sérieux, tenue le jeudi 19 septembre 2013 sur France 24, d’autres mouvements verront le jour très bientôt, cette fois au sud pour défendre le peuple malien et ses biens.

Prince, le chef de l’Etat a eu à faire quand même un premier apaisement, ce 22 septembre au Génie militaire devant les chefs militaires. Là, en face du Premier Ministre Oumar Tatam Ly et d ministre de la défense, l’incontournable Boubèye, Ibrahim Boubacar lançait ses vérités à un général d’armée « Plus jamais ça ! ». Un terme qui viendra remplacer celui de « tolérance zéro ». À partir de cet instant, tout le peuple du Mali commence à comprendre la renaissance d’un véritable Etat où le banditisme, le narcotrafic, la corruption, la dégradation de nos mœurs avec l’ouverture des bars et des chambres clauses dans nos lieux de culte, la justice partisane, le détournement de notre or, les notes sexuellement transmissibles seront bannis à jamais.

Prince, Plus Jamais ça, le laxisme de l’Etat devant ces violeurs de femmes et coupeurs de mains. Plus jamais ça, la descente d’avions remplis de drogue au Mali dont les seuls fautifs étaient en réseau au palais présidentiel et à la justice malienne. Plus jamais ça, l’inondation des maisons due à la vente illicite de parcelles en CI, IV et VI. Plus jamais ça, les décisions extrajudiciaires où seuls le plus nanti, le plus fortuné gagne les procès.

Prince, si tu parviens à réellement à lutter contre ces fléaux qui constituent de véritables plaies de notre pays, tu auras lutté pour le bonheur des Maliens et l’honneur du Mali. N’oublie jamais ça et on te suit à la loupe !

Le Guido du 25 Septembre 2013