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L’attaque des terroristes somaliens d’Al Shabab sur le centre commercial de Westgate à Nairobi pose une nouvelle fois la question du financement de ce groupe. Les shebabs ont des besoins financiers importants. Chacun des combattants reçoit tous les mois entre 100 et 500 dollars. Comme ils sont environ 5000, cela suppose des recettes d’au moins un demi million de dollars par mois. Pour réunir ces sommes, le groupe islamiste utilise le racket sur les commerces et sur le transport. Mais le gros des ressources vient de l’exportation du charbon de bois vers l’Arabie saoudite via des traders de Dubaï. L’essentiel de ce commerce transite par le port de Kismayo dont les troupes kenyanes et celles de la force de paix africaine ont pris le contrôle il y a tout juste un an. La perte de Kismayo couplée à une résolution des Nations Unies décrétant un embargo sur ces exportations de charbon de bois laissait penser que les Shebabs perdraient beaucoup de leur puissance financière. Il n’en n’est rien. Dans un rapport publié au mois de juillet dernier, les experts du groupe de contrôle pour la Somalie et l’Erythrée démontrent que le commerce de charbon de bois continue de plus belle et que les shebabs, grâce à leurs réseaux, en tirent des bénéfices même supérieurs aux 25 millions de dollars de l’époque où ils contrôlaient Kismayo. L’argent est le nerf de la guerre et les shebabs somaliens sont loin d’en être privés. RFI