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Les chauffeurs de transport en commun ont observé un arrêt de travail de 24 heures pour la non prise en compte de toutes leurs doléances par le gouvernement. Dans la journée du mardi, la circulation était beaucoup fluide, il n’y avait pratiquement pas d’embouteillage dans le District de Bamako.

Les sotrama sont-elles la cause du désordre dans la circulation routière? On peut sans hésiter répondre par l’affirmative compte tenu de l’état de la circulation routière dans le District de Bamako avant-hier. Les usagers étaient disciplinés, il y avait de l’ordre. Les insultes grossières se faisaient moins attendre, il n’y avait pas assez de problème. On était loin des grands embouteillages habituels sur les deux rives.

LE NON RESPECT DU CODE DE LA ROUTE

Il faut préciser que certains chauffeurs de sotrama n’ont aucun respect du code de la route. Ils ne se préoccupent pas des autres usagers de la route. Ce qui les importe, c’est l’appât du gain. Par jour, ils causent de nombreux accidents de la circulation et sont toujours interpellés par les agents de la police.

Cependant, il faut noter que d’autres chauffeurs de sotrama, même s’ils ne sont pas nombreux, observent le code de la route. Ils ont à coeur la sécurité des passagers et des autres usagers de la route. Ces derniers sont à encourager et à féliciter.

UNE JOURNEE FORTEMENT PERTURBEE

La grève de 24 heures des transporteurs aura permis de se rendre compte que ces engins assurent à plus de 80% le trafic urbain. Ils desservent les différents quartiers de Bamako et alentours. Ces engins sont donc nécessaires malgré les caprices de certains conducteurs. La journée du mardi a été fortement perturbée par l’absence des sotrama et cela malgré la présence des cars qui assuraient le trafic.

Ils sont moins nombreux et ne sont pas en mesure de faire face au trafic des Bamakois. Bien que leurs conducteurs sont insultés à longueur de journée, les sotrama demeurent un mal nécessaire à Bamako. C’est vrai, ils sont à la base de la plupart des troubles de la circulation, mais il faut reconnaître que certains agents de la police les rackettent souvent.

Il est temps de tirer une bonne fois pour toutes les choses au clair et d’éviter à notre pays des grèves de ce genre.


Mamadi TOUNKARA

1er novembre 2007.