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Les militaires français déployés en Centrafrique, qui ont perdu lundi deux des leurs, poursuivaient mercredi le périlleux désarmement des groupes armés à Bangui, après avoir reçu la veille le soutien appuyé du président François Hollande. Surveillant les mouvements dans la ville – placée sous couvre-feu de 18H00 (17H00 GMT) à 06H00 – grâce à leurs hélicoptères, les soldats de l’opération Sangaris ont désormais en outre la tâche d’éviter une généralisation des représailles contre les civils musulmans de la part d’une population chrétienne terrorisée pendant des mois par les exactions de combattants de l’ex-rébellion Séléka. Dans la nuit, vers 23H00, au moment où M. Hollande quittait Bangui, des tirs nourris mais très brefs ont été entendus près de la télévision publique, à quelques kilomètres de l’aéroport, ont indiqué des habitants du secteur. « Sinon, on rien rien entendu de toute la nuit », a ajouté l’un d’eux. Lundi et mardi, des pillages de commerces de musulmans ont suivi. La mission de la France en Centrafrique est « dangereuse » mais « nécessaire » pour éviter « un carnage », a souligné mardi soir le président Hollande lors d’une courte visite à Bangui où il s’est recueilli devant la dépouille des deux soldats tués la veille. « Il était temps d’agir », a ajouté M. Hollande, venu d’Afrique du Sud, où il avait assisté le jour même à la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela. AFP