Partager

Au cours d’un point de presse organisé hier, les SOFAS de la République, un collectif de jeune composé majoritairement d’artistes, a exprimé son désarroi suite à la présence de certains chefs rebelles qui font l’objet de poursuites judicaires sur les listes RPM pour les législatives.

Le porte-parole de ce Mouvement, Mohamed Bathily, estime qu’une personne qui fait objet de poursuites judicaires, surtout pour des crimes aussi graves que le viol, le massacre, la rébellion, et susceptible de condamnation, ne saurait, par éthique, par morale et par décence, être choisie et figurer sur la liste d’un parti sérieux et républicain aux élections législatives pour devenir député et bénéficier ainsi de l’immunité parlementaire.

Le tout avec pour seul motif d’échapper à la justice. Par ailleurs, les SOFAS réclament la publication de l’enquête annoncée par le président de la République IBK, suite aux récentes inondations qui avaient fait environ une cinquantaine de morts et demandent surtout la mise en application de certaines mesures annoncées par le président IBK notamment relatives à l’usage des véhicules administratifs à des fins familiales. Ou le retard des agents de l’Etat dans les services étatiques.

Levée des mandats d’arrêt contre des leaders du MNLA :Le fils du ministre de la justice trouve flou l’argumentaire de son père

Au cours de la même rencontre, le porte-parole des SOFAS, Mohamed Bathily, qui se trouve être le fils du ministre la justice Mohamed Ali Bathily, s’exprimant au nom de son association, s’est dit confus par les explications trop techniques données par les gouvernants sur les motifs de la libération de plusieurs terroristes faits prisonniers.

A le croire, les sofas, à l’instar de beaucoup de Maliens, particulièrement les victimes du conflit du nord, demeurent confus, surtout par le nouveau pouvoir en qui nos concitoyens dans leur écrasante majorité, ont placé tous leurs espoirs.

M. Bathily d’ajouter les Maliens ont perçu ces libérations et la levée des mandats d’arrêt comme » une douche froide« . C’est pourquoi, il dit attendre des autorités des explications sur les raisons de ces actes dans toutes les langues locales afin que le peuple apprenne, comprenne et apprécie, en toute souveraineté, leur impact sur le processus de paix et de réconciliation en cours.

En tout cas, l’annonce de la levée de l’immunité parlementaire et de la libération des prisonniers du MNLA ont été faites par le ministre de la Justice, Mohamed Ali Bathily qui en a profité pour donner les raisons qui ont poussé le gouvernement à agir de la sorte. Des explications qui ne semblent pas convaincre l’association dont le fils du garde des sceaux est le leader.

Kassoum THERA, Maciré DIOP

31 Octobre 2013