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Après avoir prêté serment devant la Cour Suprême, le nouveau président, Amadou Toumani Touré, a tenu un discours dans lequel il a décliné son plan d’action.

Les bonnes intentions annoncées par ATT au cours de cette cérémonie tirent leur essence du Projet pour le Développement Economique et Social (PDES) qu’il a longuement expliqué et défendu durant la campagne présidentielle. «Plus que jamais, conforté dans ma conviction et ma foi en un avenir meilleur pour notre pays, il est venu le temps pour le Mali de forcer son destin et d’entamer son décollage économique et social. Pour réaliser cette grande ambition et en continuité de «Demain le Mali», je me suis engagé à mettre en œuvre le Projet pour le Développement Economique et Social (PDES), mon Projet de société, qui reste ouvert à tous les apports féconds. Le PDES vise à produire davantage, à distribuer équitablement les fruits de la croissance, puis à investir dans l’avenir et à moderniser la société». C’est en ces termes que ATT a expliqué les grandes lignes de sa vision qu’il compte mettre en œuvre pour les cinq ans à venir.

Ensuite, il a égrené les six axes prioritaires d’intervention : mieux organiser l’action publique pour soutenir efficacement les autres composantes du programme ; améliorer la production primaire et assurer la sécurité alimentaire ; mettre en place un environnement propice à l’émergence et au développement du secteur privé ; insérer les femmes et les jeunes dans les circuits productifs ; développer les secteurs sociaux ; procéder aux indispensables réformes de la société.

En outre, le nouveau président a laissé entendre que son ambition est de faire du Mali un modèle de bonne gouvernance, c’est-à-dire «un Etat fort, une administration efficace, une justice assainie et des collectivités locales renforcées».

ATT a également déclaré qu’il engagera toutes les réformes indispensables à la modernisation de nos institutions et à la consolidation de notre système politique. C’est dans cette optique qu’il a promis de renforcer le statut de l’opposition, de faire du leader de l’opposition une personnalité reconnue de l’Etat.

Le locataire de Koulouba n’a pas manqué d’avertir ses futurs ministres et collaborateurs de l’Etat en des termes clairs : «J’attends des cadres appelés aux responsabilités qu’ils servent le Mali avec compétence, probité morale et un sens élevé de l’Etat. Chaque Malienne, chaque Malien doit aussi se convaincre que la crédibilité et l’autorité de l’Etat ne sont autres que la somme de notre civisme et de notre patriotisme individuel».


Chahana TAKIOU

11 juin 2007.