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Il y a quatre semaines, les islamistes somaliens shebab revendiquaient une sanglante attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi. Signe, selon des experts, que la menace de cellules régionales dormantes des insurgés, ou de leurs sympathisants, reste élevée.De nombreuses questions demeurent sur l’attaque du Westgate, notamment sur l’identité des assaillants et quelle faction des shebab serait derrière eux. Mais pour des sources sécuritaires, cette attaque, qui a certainement demandé une longue et minutieuse préparation, témoigne d’une inquiétante montée en puissance des opérations shebab. Pour les maîtriser, deux champs d’action seraient nécessaires: l’un en Somalie, où la force de l’UA Amisom, forte de 17.700 hommes, combat les islamistes depuis 2007; l’autre ailleurs dans la région, en particulier dans les pays impliqués militairement dans la lutte contre les shebab en Somalie, comme le Kenya, l’Ouganda, le Burundi et l’Éthiopie. Ces dernières années, beaucoup d’attention a été portée aux combattants étrangers, essentiellement d’origine somalienne, présents parmi les shebab. La BBC identifiait d’ailleurs vendredi l’un des assaillants du Westgate comme un Norvégien d’origine somalienne de 23 ans. Dans leur dernier rapport, publié en juillet, les experts de l’ONU avaient listé un certain nombre de groupes islamistes liés aux shebab, comme Al-Hijra au Kenya, anciennement connu sous le nom Muslim Youth Center, ou Ansar Muslim Youth Center en Tanzanie. Des mouvements ont aussi été répertoriés au Rwanda et au Burundi. AFP.