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Les rebelles islamistes en Somalie ont rejeté vendredi le retour de l’aide internationale dans les régions qu’il contrôlent, et dénoncé comme une manœuvre l’alerte à la famine lancée par l’ONU. Dans le même temps, l’ONU a répété sa détermination à œuvrer là où elle le pourrait pour tenter d’alléger les souffrances de millions de victimes d’une des plus grave sécheresse en un demi-siècle dans la Corne de l’Afrique. Mercredi, pourtant un haut responsable shebab, sous couvert d’anonymat, avait salué l’annonce de l’ONU sur la famine. « La déclaration de famine dans des régions de Somalie par l’ONU est bienvenue et nous voudrions voir l’aide arriver jusqu’à la population, » avait-il dit. En Somalie, la crise est aggravée par des conflits incessants dans ce pays sans gouvernement depuis 1991. La communauté internationale continue toutefois de se mobiliser pour les victimes de la sécheresse, et les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Allemagne ont promis des millions de dollars. Ce week-end-, la commissaire européenne à l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, visitera les camps de réfugiés de Dabaad, où affluent des milliers de Somaliens. AFP.