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Pour éviter tout amalgame dans ses prises de position l’Alliance IBK 2012 composée de 18 partis politiques, d’ associations, de mouvements et clubs était, le samedi 21 avril face à la presse pour clarifier sa position, expliquer les raisons de son retrait du FDR et faire le point sur la crise institutionnelle et sécuritaire qui prévaut au Mali. Selon ses membres, l’Alliance est une force de propositions et d’actions autonome ouverte à toute autre organisation partageant les mêmes objectifs.

Les responsables de l’Alliance IBK 2012, à savoir, le président de l’UM-RDA, non moins porte parole de l’Alliance, Bocar Moussa Diarra, le Secrétaire politique du RPM, Nancoma Keïta, Amadou Sidibé du RDR et Amara Coulibaly du PIDS se sont prêtés aux questions des journalistes dans l’enceinte de l’ex-ministère de la culture.

Selon les conférenciers, après l’annonce du coup d’Etat suivie de la suspension de la Constitution et la dissolution des institutions de la République par le CNRDRE, l’Alliance convaincue que seul un pouvoir démocratiquement élu sera à même de garantir l’unité nationale et de mener dans la bonne gouvernance l’indispensable redressement économique et social du pays, a solennellement condamné avec fermeté le coup d’Etat et exigé le retour à l’ordre constitutionnel. L’Alliance partageait alors les mêmes valeurs et les mêmes visions que d’autres forces formellement constituées comme le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR). Un front au sein duquel militaient les proches d’IBK. Mais, au-delà de cette force, les membres de l’Alliance ont pris l’initiative de rencontrer d’autres forces politiques telles que l’ADPS, l’ASM… Au motif qu’elle partageait les mêmes valeurs que celles-ci. A en croire les conférenciers, l’Alliance s’est retirée du FDR à cause des divergences de vue se rapportant à l’argent et à la vision politique. Les membres de l’Alliance estiment  » qu’à partir du moment où les intérêts sont divergents surtout dans leur substance, il faut séparer « .

Aussi, la Coalition a déclaré qu’il faut libérer dans les meilleurs délais les personnalités arrêtées afin que force reste à la loi. Ainsi, l’Alliance IBK 2012 en tant que force de proposition et d’action autonome s’est dite ouverte à tous. Elle s’est réjouie de la conclusion de l’accord – cadre signé le 6 avril entre le médiateur de la CEDEAO et le CNRDRE. Après un examen approfondi, elle estime que cet accord permet de sortir le Mali de la crise institutionnelle et de faire face à l’agression perpétrée par le MNLA et ses alliés.

Falé Coulibaly
*Stagiaire

Le 23 Avril 2012