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Les responsables de la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) dont les vice-présidents David Sagara et Mamoutou Konaké, le Secrétaire politique Youssouf Singaré, avec à leurs côtés, le porte-parole des PUR et de la CSM, étaient face à la presse, le samedi 14 juillet à l’Hôtel Colombus. Ils ont expliqué les positions du parti par rapport aux dernières décisions prises par le sommet de Ouaga II du 7 juillet 2012.

La Convergence pour sauver le Mali (CSM) dont la CODEM est membre, a boycotté la deuxième réunion du groupe de contact de la CEDEAO sur le Mali tenue à Ouagadougou le samedi 7 juillet. Si la CODEM, elle, a participé à cette rencontre, il fallait expliquer cette démarche. C’était l’objet de cette conférence de presse dont le principal animateur est le secrétaire politique du parti de la quenouille, Youssouf Singaré, qui a représenté le parti à Ouaga.

Il a déclaré que la CODEM, que dirige le jeune député élu à Sikasso, Housseinou Amion Guindo, avait reçu l’invitation à prendre part à ce sommet, le jeudi 5 juillet. L’objet de la rencontre de Ouagadaougou était pour aller à une concertation des forces vives du Mali pour sortir le pays de la crise. Il y a eu, selon M Singaré des discussions au sein du parti pour savoir s’il faut ou non prendre part à la rencontre de Ouaga. Il a finalement été décidé que le parti doit envoyer son secrétaire politique afin d’expliquer aux dirigeants de la CEDEAO que toute autre rencontre sur le Mali doit se tenir au Mali.

Pour le Secrétaire politique de la CODEM, la participation du parti de la quenouille a été significative. Elle a permis aux participants de tenir compte des préoccupations du parti concernant notamment le Gouvernement actuel. Pour la CODEM, il n’est pas question de changer le chef du gouvernement. « Cela a été un point de grande divergence entre nous et d’autres participants à Ouaga. Après discussions, nous nous sommes mis d’accord pour l’élargissement du Gouvernement, sans y inclure le changement du Premier ministre , a expliqué le secrétaire politique de la CODEM.

Il s’est, en outre, appesanti sur la nécessité pour les forces vives du Mali d’organiser au plan national une concertation pour désigner un président consensuel de la transition, élaborer une feuille de route, redéfinir le rôle de l’armée, s’unir derrière elle afin de reconquérir le Nord du pays, aujourd’hui occupé par des bandits et des islamistes armés.

Pour le secrétaire politique de la CODEM, » le Pr Dioncounda Traoré a été président de la République par intérim, au terme de la Constitution. Après les quarante jours prévus, c’est aux Maliens de se réunir pour désigner qui doit diriger la transition. Si c’est Dioncounda qui est retenu, il n’y a pas de problème. Mais la CEDEAO n’a pas à désigner à la place des Maliens eux-mêmes « , a-t-il déclaré.

Le vice-président de la CODEM, Mamoutou Konaké et le président des PUR, Amadou Abdoulaye Sy d’enfoncer le clou en accusant la CEDEAO d’aggraver la crise malienne en s’ingérant dans sa gestion comme elle ne l’a fait nulle par ailleurs où des coups d’Etat sont survenus, comme au Niger, en Guinée Conakry et en Guinée Bissau. Enfin, M. Singaré a indiqué que le parti de la quenouille est prêt à participer au gouvernement d’union nationale pour apporter sa contribution pour sortir le pays de l’ornière et aller à des élections justes, transparentes et crédibles.

Il faut signaler que le vice-président de la CODEM et le président des PUR ont exprimé leur compassion à l’endroit des hommes des médias pour les agressions perpétrées contre le Directeur de publication de L’Indépendant et de Bamako Hebdo, Saouti Labass Haïdara et le Directeur de la rédaction de l’Aurore, Abdrahamane Kéita.

Bruno D SEGBEDJI

16 Juillet 2012