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Des centaines de membres présumés du groupe jihadiste nigérian Boko Haram devaient comparaître lundi devant un tribunal installé dans une base militaire du centre du Nigeria, pour déterminer s’ils seront condamnés, innocentés ou envoyés dans des centres de réhabilitation. Lors de la première audience, en octobre, 1.669 personnes s’étaient présentées à la barre, à Kainji, une ville reculée de l’Etat du Niger (centre-ouest). Le ministère nigérian de la Justice avait annoncé la libération de 468 suspects. Un total de 45 avaient été condamnés à des peines allant de deux à 15 ans de prison et 28 cas avaient été renvoyés dans d’autres juridictions. Un groupe de 82 d’entre eux avaient plaidé coupable en échange d’un assouplissement de peine, cratains étant relâchés après des années déjà passées en détention. Les autres dossiers avaient été renvoyés à une nouvelle audience. Les auditions d’octobre n’avaient pas été ouvertes au public, ni aux médias ou à des observateurs, ce qui avait entraîné des critiques de la part des organisations de surveillance des droits de l’Homme. Cette fois, le ministère de la Justice a assuré dimanche soir que certaines ONG et certains médias pourraient y avoir accès. Aucun détail sur le déroulement du procès n’a été toutefois officiellement communiqué par les autorités, et notamment la durée des audiences. L’armée nigériane a longtemps été accusée d’arrestation arbitraires de civils, détenus pendant des années sans procès, ni accès à un avocat.AFP