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Les partisans du président déchu Mohamed Morsi ont appelé à de nouvelles manifestations jeudi en Égypte, relançant le bras de fer avec les autorités qui les ont dispersés la veille provoquant un bain de sang sans précédent avec plus de 500 morts. Aucun incident n’a été signalé dans la nuit et le trafic reprenait doucement dans la matinée -bien loin toutefois de l’agitation habituelle de la mégalopole égyptienne-, mais l’appel des Frères musulmans fait craindre une nouvelle flambée de violences.Les autorités intérimaires, installées par les militaires après la destitution et l’arrestation de l’ex-chef de l’Etat islamiste le 3 juillet, ont prévenu qu’elles ne toléreraient aucun nouveau sit-in ou nouvelles violences, après avoir salué « la très grande retenue » de la police.L’intervention des forces de l’ordre et le bain de sang qu’elle a déclenché ont suscité l’indignation à travers le monde, la communauté internationale, qui avait tenté une médiation pour éviter ce bain de sang, condamnant un « massacre » et certains mettant en garde contre « la guerre civile ». Le vice-président Mohamed ElBaradei a démissionné, disant refuser « d’assumer les conséquences de décisions avec lesquelles il n’était pas d’accord ». Avant lui, l’imam d’Al-Azhar, plus haute autorité de l’islam sunnite, avait condamné les violences.Avant mercredi, plus de 250 personnes avaient péri dans des violences en marge des manifestations rivales pro et anti-Morsi, essentiellement des manifestants islamistes.AFP.