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Hier mardi 13 janvier, aux environs de 15 heures, la patrouille militaire, dirigée par le colonel Mohamed Ould Meydou, qui avait fait l’accrochage avec la bande à Bahanga, est revenue à Kidal avec la dizaine de prisonniers. Vivement que leur procès soit organisé conformément aux prescriptions d’un Etat de droit.

Les prisonniers sont attendus, selon des sources dignes de foi, ce mercredi 14 janvier à Bamako. Ils seront placés sous haute sécurité dans la capitale malienne.

Cette expédition de Ahmed Anakib, le bras droit du terroriste Ibrahim Bahanga, celui- là même qui a dirigé le raid meurtrier de Nampala, le 20 décembre 2008 et autres seront plus en sécurité à Bamako qu’à Kidal même. Déjà, un lobby de Touaregs bon teint s’est mis en branle pour essayer de disculper le N°2 de la bande à Bahanga en soutenant qu’il avait abandonné son mentor et qu’il était avec les autres en route pour Kidal afin de rejoindre l’armée.

Cette litanie ne devrait pas tromper ni les autorités politiques encore moins celles de l’armée. Tout le monde sait la grande complicité qui existe entre les Touaregs de Kidal (bandits armés aussi bien que les chefs de fractions et autres notabilités).

Les prisonniers devraient être traités conformément à la loi malienne et aux conventions internationales, ratifiées par le Mali. L’Etat ne devrait pas leur rendre la monnaie de leur pièce puisque tout le monde sait les conditions infra –humaines dans lesquelles, ils avaient à l’époque traité les otages militaires et civiles.

De même, le gouvernement devrait accélérer l’instruction de leur dossier afin de les présenter rapidement devant un tribunal spécial ou la Cour d’Assises, dans le cadre d’un Etat de droit où le droit à la défense sera assuré. En clair, que le bras droit de Bahanga et autres aient droit à un procès équitable.

Qu’ils sachent qu’à travers ce procès ils ne sont pas au-dessus de la loi, qu’ils ne vivent pas dans un territoire conquis où l’on se permet de voler, de tuer et de défier l’autorité de l’Etat. Qu’ils sachent, à travers ce procès, que Kidal fait bien partie du territoire malien et qu’ils soient condamnés à la peine de mort ou à 20 voire 99 ans de prison ferme pour tous les crimes commis à Abeïbara, Tin – Essako, Aguel hoc, Tinzawatten, Diabali et Nampala.

Ce procès devrait servir de leçons à tous les autres bandits armés et à ceux qui, dans l’avenir, pourraient être tentés par le maquis.

Le gouvernement ne devrait pas jeter la manche après la cognée. Il est de son devoir historique de résoudre ce problème de façon pérenne. Et cela commence par la fermeté vis-à-vis de ces criminels, peu dignes du Mali démocratique. Cette fermeté doit se traduire par l’option pour la force et la tenue rapide du procès de Ahmed Anakib, le bras droit de Bahanga et autres.

A suivre…

Chahana TAKIOU

14 Janvier 2009