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Mardi, au centre Aoua Keita, la cérémonie d’ouverture d’un séminaire d’information et de réflexion sur les multiples aspects des Accords de Partenariat Economique (APE) en cours de négociation entre l’Union Européenne (UE) et le groupe des 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), organisé par l’association des organisations professionnelles paysannes (AOPP), a eu lieu sous la présidence de Jean Coulibaly, responsable de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP).

Etaient également présents, les représentants d’associations professionnelles, d’Ong, et de la société civile.

Le 1er janvier 2008, entrent en principe en vigueur, les Accords de Partenariat Economique (APE) en cours de négociation entre l’Union Européenne (UE) et le groupe des 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), qui instaurent une zone de libre-échange total entre les marchés ACP et européens.

Dans nos pays, les vrais enjeux de cette entente sont encore peu ou mal connus. C’est pourquoi l’AOPP a initié cette rencontre.

Créée en septembre 1995, l’AOPP s’est fixée comme mission principale la promotion et la défense des intérêts des paysans. Elle regroupe environ 200 associations professionnelles de tout le pays.

Pour Ibrahim Coulibaly, secrétaire aux relations extérieures de l’AOPP : « Nous vivons dans un monde que nous ne maîtrisons pas. On nous impose, nous les paysans, des décisions auxquelles nous n’adhérons aucunement. Nous voulons que les choses changent. C’est pourquoi nous avons voulu cette rencontre pour informer nos populations et nos collègues paysans des enjeux de l’ouverture de nos marchés aux produits extérieurs« .

Pour Jean Coulibaly, la signature des APE dans quelques mois, sonnera le glas de nos économies nationales fondées sur l’agriculture. L’ouverture débridée des marchés sera préjudiciable à tout point de vue aux fragiles économies du sud, car nos marchés seront submergés de produits que nos paysans auront du mal à concurrencer ; Ces produits subventionnés se vendront, en effet, moins chers que la production locale et plomberont l’économie de nos paysans, a-t-il mis en garde.

Cette rencontre, a-t-il tenu à préciser, n’est pourtant pas destinée à combattre les APE mais plutôt à en cerner les enjeux.

Durant les travaux, les participants vont plancher sur, les accords de partenariat économique depuis ses origines, le rôle de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) dans ce nouvel environnement économique, les conventions de Lomé, les accords de Cotonou, l’OMC, la politique agricole commune de la CEDEAO (atouts et contraintes), le contexte global et juridique des négociations UE-ACP et les conséquences des APE pour l’Afrique de l’ouest en ce qui concerne des produits comme le coton, le lait, la viande, le riz, le sucre, le blé, les peaux et cuirs.

16 mai 2007.