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PARIS (Reuters) – La France paie le prix de son engagement au Mali avec l’enlèvement du père Georges Vandenbeusch dans le nord du Cameroun, une zone dangereuse en raison de menaces terroristes, a déclaré vendredi François Hollande.

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La France a lancé en janvier l’opération Serval au Mali, où elle a déployé 4.000 soldats pour arrêter la progression vers le sud du pays de mouvements islamistes qui menaçaient Bamako.

« Nous en payons le prix, des soldats sont morts au Mali, d’autres ont été blessés, nous en payons encore le prix lorsque deux journalistes sont lâchement assassinés parce qu’ils sont des journalistes et parce qu’ils sont Français », a dit le président lors d’un congrès de maires francophone à Paris.

« Nous en payons encore le prix quand il y a un prêtre, qui se fait enlever au Nord du Cameroun et est emmené, on peut l’imaginer, au Nigeria par un groupe », a-t-il ajouté.

Les islamistes nigérians de Boko Aram sont les principaux suspects de l’enlèvement du père Vandenbeusch, dans une zone située près du Nigeria et classée « rouge » par le ministère des Affaires étrangères français.

François Hollande a rappelé que tout serait fait pour libérer les otages français, actuellement au nombre de quatre en Afrique, mais que la France n’envisageait pas de remettre en cause son engagement au Mali.

« Il faut tout faire pour continuer à assumer l’intégrité du Mali et ce que je veux vous dire à tous c’est que nous ne céderons rien, c’est que nous n’abandonnerons rien parce que nous considérons que nous devons aller jusqu’au bout », a-t-il dit.

Julien Ponthus, avec Marion Douet, édité par Yves Clarisse

Reuters le 15/11/2013 à 13:20

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Un ex-otage d’Arlit se constitue partie civile

Pierre Legrand, un des quatre ex-otages français du Niger libérés fin octobre après trois ans de captivité, s’est constitué partie civile dans l’enquête ouverte à Paris, a annoncé aujourd’hui son avocat, Me Olivier Morice.

Pierre Legrand a retrouvé la liberté le 29 octobre en même temps que Thierry Dol, Daniel Larribe et Marc Féret. Les quatre avaient été enlevés en septembre 2010 sur un site minier du géant nucléaire français Areva à Arlit, au Niger. Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) avait revendiqué ce rapt.

Le parquet de Paris avait dès 2010 lancé une enquête préliminaire. En juin, le père et le frère de Pierre Legrand avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile visant, outre l’enlèvement, de possibles manquements à la sécurité d’Areva et d’une filiale du groupe Vinci, Sogea-Satom, pour laquelle travaillait Pierre Legrand.

Une information judiciaire a récemment été ouverte par le parquet, et des juges antiterroristes sont chargés des investigations. « Pierre Legrand souhaite être associé à la recherche de la vérité », a indiqué Me Morice pour expliquer la décision de son client de se constituer partie civile dans ce dossier lundi dernier.

Le Figaro.fr avec AFP

Mis à jour le 15/11/2013 à 13:24 – Publié le 15/11/2013 à 13:19