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Chargés de surveiller le bon déroulement de l’élection présidentielle de vendredi à Madagascar, les observateurs de l’Union européenne ont déjà recensé un certain nombre de problèmes, liés notamment aux difficultés de préparation du scrutin dans les zones isolées.De son côté, la présidente de la commission électorale locale, Samsia Kara, se veut rassurante: « tout sera prêt vendredi! ». La responsable de la commission électorale ajoute que les électeurs dûment inscrits pourront de toute façon voter avec leur carte d’identité. Autre préoccupation, l’absence de campagne d’éducation civique, alors que les Malgaches vont pour la première fois voter avec un bulletin unique sur lequel il devront choisir parmi les 33 candidats en lice. « Le principal problème, c’est que les gens n’ont pas été sensibilisés au bulletin unique. En brousse, surtout, ce n’est pas facile », regrette Toto Landry, responsable d’une ONG locale.Des villages sont même tellement isolés qu’ils ont étés oubliés par la campagne électorale. « Dans certains endroits, les gens ne connaissent pas les candidats. Il vont tirer au sort », témoigne Benoît Tokiniaina, vice président de l’organisation d’éducation civique KMF-CNOE. Les observateurs européens donneront leurs premières impressions vendredi, puis feront un point plus précis dimanche. Ils ne sont pas seuls sur place, puisque l’UA, la SADC, l’OIF, la COI ou la Fondation Carter sont également présents. Et des ONG malgaches comptent déployer 5.000 personnes dans les bureaux de vote. AFP.