Partager

Les mutins du M23, dont des bases ont été visées la veille par des tirs d’hélicoptères de l’armée congolaise et de l’ONU dans l’est de la République démocratique du Congo, ont menacé vendredi de reprendre des villes qu’ils avaient quittées. Ils ont qualifié d’« inacceptable » le retour des Forces armées congolaises (FARDC) notamment à Rutshuru, la plus importante de la demi-douzaine de localités prises dimanche par les rebelles tutsi dans la province du Nord-Kivu. Le M23 est formé d’ex-combattants de la rébellion tutsi congolaise du CNDP, intégrés dans les FARDC dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa le 23 mars 2009, dont ils réclament la pleine application. Les rebelles sont soutenus par le Rwanda, d’après un rapport des Nations unies. Le 6 juillet, les mutins ont pris Bunagana, important poste-frontière avec l’Ouganda, après des combats avec les FARDC, dont 600 soldats on fui en Ouganda. L’armée congolaise est appuyée par la Monusco, dont un Casque bleu avait été tué. Le Rwanda, la RDC et leurs neuf voisins régionaux ont condamné jeudi à Addis Abeba les actions du M23, lors d’une réunion de la CIRGL, la structure qui les réunit. AFP.