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Le ministère de l’Equipement et des Transports, en collaboration avec celui de la Sécurité Intérieure et de la Protection civile, a organisé, le 28 octobre au Grand Hôtel de Bamako, un séminaire d’information des élus sur la problématique de la sécurité routière, cas des engins à deux roues. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diane Séméga, qui avait à ses côtés son homologue de la Sécurité Intérieure et de la Protection civile, Général Sadio Gassama.

Le ministre, dans son discours, a précisé que «la réunion de ce matin s’inscrit en droite de politique de communication et d’information de mon département autour des grandes actions actuellement en cours d’exécution en matière de lutte contre l’insécurité routière dans notre pays». Il a rappelé que le Programme de Développement Economique et Social (PDES) consacre une place de choix au développement des infrastructures de transport et au renforcement de la sécurité routière.

Ahmed Diane Séméga a évoqué, d’une part, le déficit des moyens de transport collectif des passagers tels que les bus et autocars pour satisfaire la demande de transport de plus en plus croissante et, de l’autre, l’acquisition des engins à des prix abordables et la non-application des dispositions réglementaires régissant leur mise en circulation et leur conduite ont contribué à l’augmentation du nombre des accidents provoqués par les engins à deux roues. Les statistiques d’accidents au 1er semestre 2008 font ressortir que près de 70% des véhicules impliqués dans les accidents sont des motos.

Selon les mêmes statistiques, ceci représente plus de 13 motos en moyenne par jour. Toujours par rapport à la même période, le nombre des victimes (tués et blessés) s’élève à 2 264, soit 52,5% du total des accidents de la circulation, a précisé le ministre Séméga dans son discours. Il a relevé que d’année en année, une progression constante des tués, blessés ou handicapés à vie est constatée.

Sans compter les coûts économiques élevés causés par les accidents de la circulation dont les victimes sont les jeunes scolaires, les fonctionnaires, les ouvriers et autres populations actives. C’est ainsi que le ministre a exhorté les partenaires sociaux, les autorités compétentes, les chauffeurs, les motocyclistes à lutter efficacement contre l’insécurité routière qui constitue un enjeu national requérant l’implication de tous et une mobilisation générale.

Ahmed Diane Séméga a indiqué que le gouvernement a adopté, au cours du premier trimestre 2008, un programme d’actions multisectoriels qui intègre des actions spécifiques en direction des motos.

Ce programme, qui s’étalera sur six mois à compter du 1er novembre 2008, consiste à immatriculer les motos, à délivrer des permis et autorisations de conduire et, plus tard, le port obligatoire du casque, a-t-il déclaré.

«Par ces actions, l’Etat du Mali accepte de renoncer à la majeure partie de ses droits et taxes pour renforcer la sécurité routière car, la lutte contre le non respect du code de la route est un axe du PDES» a révélé le ministre.

Ahmed Diane Séméga est persuadé qu’une réponse efficace à la demande de transport d’une ville dynamique comme Bamako, dont la population s’accroit rapidement, réside dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan moderne de circulation incluant la mise en place d’un nouveau système de transport urbain fractionnel, le Gouvernement, à travers le ministère de l’Equipement et des Transports est à pied-d’œuvre pour que des solutions durables en phase avec l’ambition de faire de Bamako une capitale du XXIème siècle soient déployées dans les meilleurs délais.

Moulaye HAIDARA

Stagiaire

29 octobre 2008