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En fin août, la section nationale des mines et industries avait observé une trêve de deux semaines à la suite de la reprise des négociations avec les responsables de la société LTA-Mali-SA, une des sociétés- mères de l’extraction des mines au Mali, pour défendre la cause de leurs frères syndicalistes qui avaient été licenciés.

En effet, pendant et après cette trêve, des négociations ont été menées par le comité syndical, mais aussi et surtout par les responsables impliqués dans l’extraction des mines, et des autorités syndicales des travailleurs du Mali.

En dépit de toutes ces démarches, la société LTA-Mali-SA maintient son mot d’ordre de licenciement de Birama Coulibaly et M. Ousmane Berthé, tous deux membres du comité syndicat de la LTA-Mali SA.

Ainsi, selon M. Mamadou Diakité dit “Malien”, membre du bureau exécutif de la SECNAMI, et non moins comptable à la direction administrative et financière du ministère des Mines, suite à leur licenciement, le Directeur national du travail, compte tenu de l’importance du poste qu’il occupe, demanda au Directeur régional de Kayes d’adresser une correspondance à l’employeur, c’est- à -dire la société LTA- Mali -SA, en vue de ne plus licencier les travailleurs.

Suite à cette correspondance, l’inspecteur national du travail, à son tour, envoya une lettre d’opposition de licenciement des deux travailleurs, compte tenu de l’irrégularité des motifs de licenciement.

Malgré toutes ces interventions, le directeur de la société LTA-Mali- SA refusa de donner satisfaction à l’appel au bon climat d’entente des plus hautes autorités de l’Etat.

Vu l’aggravation de la situation, le directeur des ressources humaines du SEMOS, M. Mamadou Sidibé, entama lui aussi une médiation tripartite entre, notamment, les responsables du SEMOS, de la société LTA et les responsables du comité syndical national et local.

Après des heures de discussion, le service employeur finit par proposer un “cadeau empoisonné”, c’est- à- dire la reprise des licenciés, mais avec des conditions de leur redéploiement dans une autre société d’extraction des mines et accompagnées de critères tels que la signature d’un nouveau contrat et le retrait des licenciés du mouvement syndical. Toute chose qui non seulement rendra la vie dure aux travailleurs, mais qui a discrédité tous les critères d’un syndicat digne de ce nom.

Echec des différentes négociations du premier préavis de grève de la SECNAMI en date du 8 au 10 août 2007 à la Bourse du travail, échec des négociations entre la SECMAMI et la Direction de LTA-Mali- SA en date du 25 au 28 août 2007 sous l’égide de la SEMOS-SA, refus de la Direction de LTA -Mali- SA de respecter l’esprit de la lettre n°237/DRTEFP-K du 14 août 2007… Autant de problèmes qui compliquent la vie des travailleurs miniers.

Sans compter le non respect, par la direction de LTA-Mali- SA, du bon climat d’entente et de dialogue existant entre les directions des sociétés minières et la SECNAMI.

Aussi, le bureau exécutif de la SECNAMI, après analyse de la situation, a décidé d’observer une grève de protestation de 72 heures, à compter du 19 au 21 septembre 2007.

Une telle suspension de travail des mineurs au Mali n’arrange aucune des deux parties. Elle pourrait plutôt coûter à l’Etat, plus de 3 milliards de FCFA de manque à gagner.

Hady BARRY

07 septembre 2007.