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Les mineurs de la mine sud-africaine de Marikana (nord) attendaient mardi des négociations destinées à faire cesser deux semaines de grève sanglante, alors que la police était déployée en force pour protéger ceux qui voulaient travailler, victimes d’intimidations. Les menaces ont visiblement porté, puisque Lonmin a indiqué dans un communiqué que seulement 8% de ses 28.000 employés s’étaient rendus au travail mardi, un chiffre encore moins élevé que lundi (13%). La réunion destinée à signer un accord de sortie de grève doit avoir lieu mercredi à08H00 GMT à Rustenburg, la grande ville de la région, a précisé Lonmin. Les grévistes, qui disent gagner 4.000 rands (400 euros) par mois, en réclament 12.500. Lonmin a indiqué que leur salaire frôle déjà les 10.000 rands (bruts), en prenant en compte un certain nombre d’allocations et d’indemnités.Par ailleurs, l’audience de comparution des 259 mineurs arrêtés lors des événements a repris mardi matin devant un tribunal de la banlieue de Pretoria. Ils doivent répondre de multiples chefs d’accusation, allant du rassemblement interdit au meurtre, en passant par le port d’arme ou la menace contre des collègues non-grévistes. AFP.