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L’honorable Assarid Ag Imbarcawane présidait ce forum.

Les discussions ont longuement porté sur le coton, car la 9ème session de l’APP inclut un atelier spécial sur le coton.

Toumani Djimé Diallo, conseiller spécial du président de l’Assemblée nationale, chargé de ce dossier au niveau du cabinet de ce dernier, a fait une présentation de la situation du coton.

Représentant 8 % du PIB, 100 milliards de FCFA par an, en moyenne, des revenus pour le 1/3 de la population., le coton au Mali, c’est aussi 4 000 emplois permanents et temporaires, 200 milliards de FCFA environ des recettes d’exportation représentant 30 % de celles-ci.

Difficultés, tels la mauvaise gestion, les causes institutionnelles, la dégradation de l’environnement économique et politique, l’effondrement des cours mondiaux, la détérioration tendancielle des avantages comparatifs, la quasi-inexistence d’industrie textile constituent un frein au développement du coton malien, selon Mr Diallo.

En septembre 2003, à Cancun, en marge de la conférence ministérielle, l’Assemblée nationale du Mali a, par une intervention remarquée, réussi à faire adopter dans la Déclaration de la conférence parlementaire de l’UIP, un soutien explicite de la fameuse initiative sectorielle en faveur du coton, soumise à la conférence ministérielle de l’OMC par le Bénin, le Burkina, le Tchad et le Mali » a indiqué Mr Diallo.

Et depuis, il ne s’est pas passé une seule réunion de l’APP, au niveau de la commission permanente Finances et Développement Economique et Social, sans que le parlement malien n’interpelle sur la question la Commission et le Conseil de l’UE, d’après Mr Diallo.

Ainsi, parlementaires maliens sont contre la liquidation de la filière cotonnière malienne qui s’annonce, selon lui.

« La crise de la filière cotonnière malienne, comme celle de toute la zone des cotonculteurs de l’espace francophone subsaharienne, se ramasse en quelques chiffres. A partir de l’an 2000, le coton qui revenait, pour ce qui concerne le Mali, à 50 cents la livre environ et se vendait en moyenne à 75 cents, revient désormais à 65 cents et se vend à peine à 55 cents. Ce qui s’est traduit, pour le Mali, par un manque à gagner de plus de 400 milliards de FCFA en 5 ans » a affirmé Mr Diallo.

4 Avril 2005