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Le 8 Février 2008 la Pyramide du Souvenir a abrité la 15e assemblée générale annuelle de l’Association des Médecins de Campagne (AMC) qui a réuni d’éminents professionnels de la santé. Une rencontre qui symbolise la maturité de cette association décidée à voler de ses propres ailes vers l’atteinte de ses objectifs.

Plus précieuse que la richesse, la santé est le gage d’un développement durable. Aussi, la réussite d’une décentralisation passerait par l’installation, à travers toutes les Communes, d’un personnel médical.
C’est dans ce contexte que l’Association des Médecins de Campagne a vu le jour, en 1993. Depuis lors, elle travaille en étroite collaboration avec Santé Sud, l’OMS et d’autres regroupements intervenant dans le domaine de la santé.

Cette rencontre témoigne donc l’intérêt de l’exercice du métier de médecin de campagne et marque la prise en charge, par l’AMC, de sa propre destinée, car le financement de l’Union Européenne a pris fin en Novembre 2007. Ainsi, l’année en cours révèle l’enjeu de la lourde tâche d’assurance de la survie de l’association et la poursuite du processus de médicalisation de la première ligne.

Le président de l’Association des Médecins de Campagne, le Dr Karamoko Nimaga, justifie le thème central : “Equité dans l’accès aux soins de qualité sur le territoire national”, comme le témoignage de leur volonté de réparation d’une injustice en matière d’accès aux soins de santé entre urbains et ruraux, ces derniers constituant plus de 70% de la population malienne.

Le Mali est certes un pays où les autorités ont le souci de s’inspirer de toute expérience pouvant leur indiquer la voie d’un vrai développement. Parlant de celui des communautés rurales, le chemin passe par une prise en charge adéquate de leurs problèmes de santé.

Selon le Dr Nimaga, l’occasion était bonne pour évoquer un satisfecit par rapport à l’évolution du plan opérationnel 2007, portant sur la relecture des statuts et règlement intérieur de l’association, des exposés sur la conduite à tenir face à la fièvre typhoïde, le caunceling en général et le VIH-Sida en particulier, et le règlement des différends entre confrères d’une part, entre confrères et ASACO d’autre part.

L’association s’est enrichie de seize nouveaux médecins installés dans les conditions requises (prospection, étude de faisabilité, formation théorique et pratique, contractualisation…) Parmi ces nouveaux venus, cinq sont destinés au projet de médicalisation de la région de Mopti, et un au compte d’une ONG.

Ce processus a été mené conjointement par l’AMC, Santé Sud et les praticiens hospitaliers et universitaires maliens. Le Dr Seydou Coulibaly, coordinateur de Santé Sud, a martelé que la fin du financement de l’Union Européenne ne signifier pas celle du processus. Il s’est appesanti sur la continuité du partenariat technique et du soutien à l’AMC, sans oublier la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-Sida dans les campagnes.

Notons également la présence, à cette rencontre, des représentants de l’OMS, de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto Stomatologie (FMPOS), et de la Directrice nationale de la Santé, le Dr Yéliba Traoré.

Bakoroba COULIBALY

11 Février 2008.