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Des milliers de partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi commençaient à grossir les rangs vendredi sur deux places du Caire où la police menace d’intervenir, tandis que des émissaires étrangers tentaient d’ultimes médiations pour éviter un bain de sang. Les Etats-Unis, qui donnent chaque année environ 1,3 milliard de dollars à l’armée égyptienne, se sont gardés, comme le reste des puissances occidentales, de qualifier de coup d’État l’intervention des militaires à la suite de manifestations massives des opposants à M. Morsi. Ces derniers reprochaient aux Frères musulmans d’accaparer tous les pouvoirs et de ruiner une économie déjà exsangue. Dans le même temps, les Frères musulmans ont appelé leurs partisans à venir grossir les rangs des sit-in au Caire pour une marche « pacifique » vendredi, jour de la Grande prière et en plein ramadan. L’émissaire de l’UE Bernardino Leon, arrivé jeudi, devait poursuivre vendredi les efforts de médiation. Et Le Caire a annoncé vendredi la visite-surprise dans la soirée du secrétaire d’Etat adjoint américain William Burns.Le quotidien gouvernemental Al-Ahram, citant des sources sécuritaires, assure que la police a mis au point un plan d’évacuation des places du Caire mais n’a pas encore décidé du moment de l’intervention, le gouvernement « espérant » toujours une « dispersion pacifique ». AFP.