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Les partisans du président déchu Mohamed Morsi manifestaient lundi en Égypte, dans une nouvelle démonstration de force après l’expiration d’un ultimatum de la police menaçant à tout moment de disperser les islamistes barricadés depuis plus d’un mois sur deux places du Caire. La communauté internationale, qui a récemment tenté en vain de multiples médiations, redoute une nouvelle effusion de sang dans le pays où des heurts entre pro et anti-Morsi et entre pro-Morsi et forces de l’ordre ont déjà fait plus de 250 morts depuis fin juin. Face à la paralysie du nouveau gouvernement — qui a promis un processus de réconciliation devant déboucher sur des élections début 2014– Ahmed al-Tayyeb, grand imam d’Al-Azhar, plus haute institution sunnite qui avait apporté sa caution au coup de force des militaires le 3 juillet, a appelé dimanche à la réconciliation nationale et assuré qu’il avait invité toutes les parties à venir négocier un compromis. Les Frères musulmans ont affirmé n’avoir reçu aucune invitation et refusent catégoriquement de dialoguer avec les autorités « illégitimes », qui les accusent en retour, comme la presse quasi unanime, d’être des « terroristes »,… Pour l’organisation de défense des droits de l’Homme International Crisis Group (ICG), « en l’absence d’un accord politique, le résultat le plus probable est une impasse prolongée, des heurts à répétition »… AFP.