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Les trois journalistes russes tués en Centrafrique, où ils enquêtaient sur la présence de mercenaires russes, sont tombés dans une embuscade les visant, a affirmé jeudi l’organisation de l’opposant Mikhaïl Khodorkovski à laquelle ils collaboraient. Les premières conclusions de l’enquête menée par cette organisation et publiées sur son site semblent contredire les résultats annoncés par Moscou, selon lesquels les journalistes ont été victimes de voleurs. Les autorités russes ont affirmé privilégier la thèse de voleurs. Mais selon les premières conclusions du groupe d’enquêteurs mis en place par MBK Media de M. Khodorkovski qui ont interrogé leurs sources en Centrafrique, « la version d’un simple vol comme principal motif des criminels est contredite par de nombreuses circonstances ».Une source de l’organisation a évoqué « la possible participation à l’exécution des journalistes de gens travaillant pour le gouvernement centrafricain ».Les enquêteurs de l’organisation ont par ailleurs constaté qu’une voiture transportant « trois personnes blanches armées, ressemblant à des mercenaires, et deux Centrafricains » est passée par le même check-point que les journalistes peu avant eux et elle repassée dans l’autre sens une heure plus tard.Depuis début 2018, la Russie a déployé des instructeurs militaires en Centrafrique, livré des armes à l’armée nationale et assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, dont le conseiller à la sécurité est un Russe.AFP.