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une-83.jpgDevant quatre milliards de téléspectateurs annoncés, le pays le plus peuplé du monde (1,3 milliard d’habitants), qui accueillait pour la première fois les Jeux, non sans polémiques, a fait les choses en grand dans son Stade national, surnommé le « Nid d’oiseau », comprenant 91.000 spectateurs dont quelque 80 chefs d’Etat et de gouvernement (record olympique), parmi lesquels le président américain George W. Bush, le Premier ministre russe Vladimir Poutine ou le président français Nicolas Sarkozy, représentant également l’Union européenne. Entre féerie et démesure, la scénographie supervisée par le cinéaste Zhang Yimou a fait la part belle aux jeux de lumières et à la synchronisation humaine, stupéfiante, mobilisant au total pas moins de 14.000 personnes.

une-84.jpgDeux mille huit caissons « fou » (percussions antiques) ont d’abord fait leur apparition pour lancer le compte à rebours jusqu’à l’ouverture officielle de la cérémonie par un premier feu d’artifice, à 20h00 locales, en ce 08-08-2008 – le 8, par ailleurs symbole redressé de l’infini en mathématiques, porte-bonheur en Chine.

Si la fête commençait par une ouverture au monde avec le message de bienvenue de l’incontournable Confucius (« N’est-ce pas un bonheur d’avoir des amis qui viennent de loin? »), elle revenait rapidement à la mère-patrie. Ce fut le poème « A la gloire de notre pays », et la levée du drapeau rouge à cinq étoiles par des militaires entourés d’enfants représentant les 56 ethnies du pays.

La civilisation chinoise, c’est aussi tout ce qui touche le papier, invention de la Chine antique, figuré par un grand rouleau parchemin sur lequel s’ébattaient des danseurs-peintres. L’art de l’écriture se dessinait ensuite dans une chorégraphie de blocs mouvants, animés par des humains pour une performance proprement éblouissante.

La musique était évoquée à travers l’opéra puis les cinq dynasties chinoises (Tang, Song, Yuan, Ming et Qing), lorsque des musiciens aux trônes ascensionnels terminaient en stylites mélomanes. Place à la modernité et à la fluorescence d’une masse humaine ondoyante et chatoyante cernant le célèbre pianiste Lang Lang et son instrument, jusqu’à bâtir en +pyramide humaine+ le Nid d’oiseau lui-même!

une-86.jpgUne démonstration d’art martial « tai chi chuan » représentait l’harmonie entre l’homme et la nature avant qu’une boule ne sorte de terre, la Terre justement, entourée de centaines de femmes brandissant des portraits d’enfants de toutes origines. L’ouverture au monde se concrétisait avec l’arrivée des 204 délégations.

Elles s’égrenaient derrière la grecque et leurs porte-drapeau, parmi lesquels des stars nationales comme le joueur de tennis suisse Roger Federer ou le basketteur chinois Yao Ming, ou des athlètes choisis pour leur portée symbolique, à l’image de l’Américain Lopez Lomong, spécialiste du 1500 m, ancien réfugié soudanais au Kenya, et militant pro-Darfour.

Un enfant de neuf ans rescapé du séisme meurtrier du Sichuan (sud-ouest de la Chine), intervenu en mai dernier, a défilé au côté de e Yao Ming.

Les délégations de Taïwan, portant le drapeau olympique comme emblème, et de Hong Kong étaient fortement acclamées par le public, qui devait attendre 1h50 avant le serment des athlètes (la pongiste chinoise Zhang Yining) et des juges (le juge de gymnastique chinois Huang Liping), l’ouverture officielle des Jeux par le président chinois Hu Jintao et l’allumage de la flamme par l’ancien gymnaste chinois Li Ning.


PEKIN (AFP) – vendredi 08 août 2008 – 17h46