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Le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi a revendiqué la victoire à l’élection présidentielle en Egypte, peu après la décision de l’armée de s’octroyer de vastes prérogatives. Son rival Ahmad Chafiq, le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, a assuré pour sa part que des résultats encore provisoires le plaçaient en tête lors de ce scrutin qui s’est achevé dimanche soir. L’armée a de nouveau promis lundi de remettre avant le 30 juin le pouvoir au nouveau chef de l’Etat issu de l’élection présidentielle. La victoire de M. Morsi, si elle est confirmée, porterait pour la première fois un islamiste à la tête du pays le plus peuplé du monde arabe, avec près de 82 millions d’habitants. Cette présidentielle était la première depuis la chute en février 2011 de Hosni Moubarak sous la pression d’une révolte populaire. Le futur président, quel qu’il soit, disposera toutefois d’une marge de manoeuvre très réduite face à la junte aux commandes du pays depuis la chute de M. Moubarak, qui s’est attribuée de vastes pouvoirs peu avant la fermeture des bureaux de vote. « L’armée remet le pouvoir à l’armée », ironisait le quotidien indépendant al-Masri al-Youm, en allusion à la promesse du Conseil suprême des forces armées (CSFA) de remettre les rênes du pays au premier président égyptien librement élu. AFP