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Des centaines d’islamistes égyptiens manifestaient vendredi pour « protéger la révolution », exigeant que les responsables de l’ère Moubarak ne soient pas autorisés à se présenter à l’élection présidentielle prévue les 23 et 24 mai. Réunis sur l’emblématique place Tahrir, symbole de la « révolution » qui a contraint Hosni Moubarak à la démission, les manifestants ont crié « Non aux restes de l’ancien régime ». « Nous ne voulons pas d’Omar Souleimane! », scandaient-ils en référence à l’ancien chef du Renseignement, qui a fait un retour fracassant sur la scène politique en annonçant sa candidature à la présidentielle. L’armée, au pouvoir, est accusée de soutenir la candidature de M. Souleimane. Le Conseil militaire s’est défendu en assurant « ne soutenir aucun des candidats ». Le dernier chef de gouvernement de M. Moubarak, Ahmad Chafiq, ainsi que l’ancien patron de la Ligue arabe Amr Moussa, longtemps ministre des Affaires étrangères de l’ex-président, sont aussi candidats à la magistrature suprême. Le candidat des Frères musulmans, Khairat al-Chater, a dénoncé le retour de M. Souleimane, le qualifiant de tentative de « voler la révolution ».